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 Enfants handicapés en maternelles - Comment les intégrer?

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MessageSujet: Enfants handicapés en maternelles - Comment les intégrer?   Mer 12 Avr - 22:48

Enfants handicapés en maternelles - Comment les intégrer?

Dans la classe de Jérôme, les gamins de 7 ans jouent au foot avec Kevin. Que celui-ci, handicapé des jambes, soit en voiturette ne les empêche pas ne s'amuser ensemble. Dans une autre école, Manon, infirme moteur cérébrale, est maintenant admise par tous malgré ses difficultés.

D'autres classes de l'enseignement «traditionnel» accueillent, elles, un enfant handicapé mental léger ou modéré. L'enseignement spécial maternel n'est d'ailleurs pas accessible aux enfants handicapés mentaux légers (comme certains trisomiques).

Expliquer, exiger
Au départ pourtant, les petits de la classe de Manon étaient à la fois curieux et effrayés par la petite fille aux gestes désordonnés, aux membres tordus, aux paroles parfois incompréhensibles. Alors l'institutrice, bien décidée à mettre toute l'énergie nécessaire pour intégrer Manon, a beaucoup écouté les mômes. Elle les a laissés s'exprimer: «Elle parle mal, elle bave, elle ne sait rien faire»… L'enseignante a alors expliqué pourquoi Manon éprouvait ces difficultés, ce que provoquait son handicap. Elle a également soutenu la fillette dans ses efforts, ses progrès: comme tout le monde, celle-ci a des capacités qui peuvent être mises en évidence: par exemple, elle tape à l'ordinateur et correspond avec une autre classe. Maintenant, ses copains savent qu’il ne faut jamais la bousculer, la pousser. «En même temps, précise l'institutrice, il s'agit d'être très ferme. Pas question de mettre ces enfants dans du coton, on les étoufferait. Généralement, d'ailleurs, ce n'est pas ce qu'ils demandent: ils veulent être le plus possible comme tout le monde. Pas question non plus de leur octroyer des privilèges indus parce qu'ils souffrent d'un handicap. Je suis l'institutrice de tous et je suis aussi exigeante avec cet enfant-là qu'avec les autres. Même si ses parents le surprotègent. Cette attitude est aussi une condition sine qua non pour que l'enfant différent soit accepté par les autres, évidemment très sensible à l'injustice.» Généralement, quand les petits ont pu dire leurs craintes, ils sont souvent très tolérants. Le jeune trisomique ou le garçonnet sourd n'est plus vu comme tel, il fait parti de leur univers. Ils peuvent alors aider l'adulte à véhiculer celui qui marche mal ou le féliciter pour ses progrès et encourager le copain handicapé mental qui est enfin arrivé à articuler convenablement.

Une richesse pour tous
S'il fréquente l'école de son quartier, de son village, l'enfant différent garde le rythme de vie de ses pairs puisqu'il vit parmi eux. Même s'il est handicapé mental, il est intellectuellement très stimulé puisqu'il continue à participer aux activités de tous. D'autre part, la présence de cet enfant dans une classe permet à tous de découvrir la différence avec ses richesses et ses difficultés, de s'initier à la tolérance et au respect de ces différences: «Nous ne sommes pas tous pareils, nous avons tous nos points forts et nos points faibles; personne n'est parfait mais chacun possède des richesses.» Telle fillette trisomique peint merveilleusement, tel jeune malentendant est d'un dynamisme sans pareil… Les écoliers apprennent encore la solidarité et la responsabilité. L'institutrice ne doit plus jamais ouvrir la boîte à tartines à Manon depuis que les enfants et elle-même ont institué une règle: le voisin de la fillette au repas de midi s'en charge. «Souvent, explique une logopède de l'enseignement spécial, les parents essaient de laisser au maximum leur enfant dans l'enseignement traditionnel avant de l'inscrire dans le spécial. Ce qui est davantage possible en classes maternelles. A ce moment-là, si l'institutrice axe sa pédagogie sur le développement et l'épanouissement global (affectif, moteur, social et intellectuel), des gosses, la présence d'un enfant différent ne pose généralement pas d'insurmontables difficultés. Cela ne sera pas le cas lorsque l'enseignante envisage prioritairement des apprentissages très scolaires.» Un bémol: les enseignants qui accueillent dans leur classe un enfant différent précisent leurs limites. D'une part, il leur est impossible de gérer une classe avec plusieurs enfants handicapés. D'autre part, certains comportements (très agressifs par exemple, très destructeurs) ne peuvent pas être acceptés par les écoliers. Les petits qui les adoptent doivent impérativement pouvoir bénéficier d'un traitement particulier dans un contexte non scolaire.

Plus de difficultés à 6 ans
Après les maternelles se posera souvent aux parents la question de savoir s'il vaut mieux ou pas que l'enfant suive encore l'enseignement traditionnel. Dans l'enseignement primaire, en effet, les choses se compliquent. Il n'est pas évident pour les instituteurs d'avoir la patience, l'énergie, le temps mais aussi les compétences voulues pour faire face à toutes les difficultés rencontrées. Et ce d'autant moins que la possibilité d'un recours à un service d'aide précoce cesse quand l'écolier atteint 7 ans. Les problèmes apparaissent aussi très différents selon le handicap: un handicapé moteur ou un myopathe demandent surtout des déménagements matériels (une classe au rez-de-chaussée, une poussette, quelqu'un pour pousser la voiturette ou porter le cartable, un matériel ad hoc pour prendre note…). Un gosse sourd requiert l'utilisation de méthodes pédagogiques particulières. Un enfant trisomique ne progressera jamais au rythme des autres. Chaque enfant, chaque classe, chaque enseignant est particulier; il st donc tout à fait impossible de généraliser. Seule certitude: si des parents souhaitent maintenir un enfant dans l'enseignement de tous, il s'agira de trouver pour lui une école et un enseignant d'accord de l'accepter avec son handicap et ses besoins particuliers mais aussi apte à utiliser des techniques pédagogiques appropriées. Priorité semble en tout cas devoir être donnée au lieu où l'enfant sera bien accepté, tel qu'il est: mieux vaut fréquenter l'enseignant spécial plutôt qu'être mal intégré dans l'enseignement classique.
_________________
Source: http://www.enfantdifferent.org
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