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 Lymphome (malin) non hodgkinien

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MessageSujet: Lymphome (malin) non hodgkinien   Ven 21 Avr - 15:15

Lymphome (malin) non hodgkinien

Cancer des ganglions lymphatiques
Description



Dans le lymphome non hodgkinien, le cancer frappe les ganglions lymphatiques et les globules blancs qui sont fabriqués dans la moelle osseuse (partie spongieuse à l'intérieur de l'os). Il existe plusieurs types de lymphomes non hodgkiniens, qui sont déterminés en fonction de l'apparence des cellules cancéreuses au microscope. Parmi tous ces types de lymphomes non hodgkiniens, on distingue deux principaux groupes : lymphomes indolents et lymphomes agressifs. Les lymphomes indolents ont une croissance plus lente et s'accompagnent de moins de symptômes alors que les lymphomes agressifs se développent plus rapidement.

On observe des cas de lymphome non hodgkinien dans tous les groupes d'âge, mais la fréquence augmente avec l'âge. Plus on vieillit, et plus le risque d'être atteint de lymphome non hodgkinien augmente. Ce cancer est plus courant chez les personnes de plus de 45 ans et il est plus grave que la maladie de Hodgkin. Cependant, il peut frapper à n'importe quel âge - de l'enfance à 80 ans (moyenne de 55 ans).

En 1998, les statistiques canadiennes sur le cancer ont permis de relever environ 5 500 nouveaux cas de lymphomes non hodgkiniens. Le nombre de nouveaux cas est en hausse. On ignore pourquoi, mais un facteur pourrait expliquer en partie cette augmentation des nouveaux cas, à savoir que ce cancer représente souvent une complication du SIDA. Environ 10 % des patients infectés par le VIH développeront un lymphome non hodgkinien; cette fréquence est 60 fois plus élevée que dans la population non infectée par le VIH. Les patients atteints du SIDA courent le plus grand risque.



Causes



La cause exacte n'est pas connue, mais les médecins croient qu'un virus pourrait être à l'origine de la maladie.

Symptômes et Complications



Le gonflement des ganglions dans le cou, les aisselles ou les aines représente le premier symptôme du lymphome non hodgkinien. Parmi d'autres symptômes possibles, mentionnons une fièvre inexpliquée, des sueurs nocturnes, une perte de poids et des douleurs dans l'estomac et les intestins. À mesure que la maladie progresse, toutes les personnes atteintes de cette maladie développent une anémie à cause de la perte de globules rouges, d'où les symptômes de fatigue et de faiblesse.

La nature des symptômes éprouvés dépend de la localisation du lymphome ou cancer. Un lymphome dans le thorax peut donner lieu à une tuméfaction du visage, des difficultés respiratoires et/ou à une accumulation de liquide dans les poumons (épanchement pleural). Si le lymphome siège dans l'abdomen ou dans l'intestin grêle, il peut entraîner une perte d'appétit, de la diarrhée, de la constipation, une perte de poids et/ou des douleurs et une sensation de ballonnement. Un lymphome situé dans les aines peut occasionner un œdème des jambes. Au niveau de la peau, les lymphomes peuvent causer un épaississement, une coloration plus foncée et de la démangeaison dans certaines régions.

Les personnes atteintes d'un lymphome non hodgkinien peuvent aussi développer une leucémie si les cellules cancéreuses passent dans le sang.

Diagnostic



Pour poser le diagnostic, les médecins doivent prélever un fragment de tissu du ganglion lymphatique (processus appelé biopsie) et le faire examiner au microscope. L'analyse de l'échantillon permet de déterminer le type de cellules cancéreuses et leurs dimensions. L'information ainsi obtenue permet aux médecins de dire à quel point la maladie a progressé. Ce genre d'analyse s'appelle détermination du stade de la tumeur ou détermination du stade du cancer. Elle renseigne sur le stade auquel est parvenu le cancer.

Voici les stades cliniques utilisés dans l'évaluation du lymphome non hodgkinien :

Stade I : Le cancer est présent dans un seul groupe ganglionnaire ou dans un seul organe ou région à l'extérieur des ganglions lymphatiques.

Stade II : Le cancer est présent dans plusieurs groupes ganglionnaire situés du même côté du diaphragme (muscle mince situé sous les poumons qui favorise la respiration); ou le cancer est présent dans un seul organe ou région à l'extérieur du système lymphatique, ainsi que dans les ganglions lymphatiques à proximité de cet organe. D'autres groupes ganglionnaires situés du même côté du diaphragme peuvent aussi être atteints de cancer.

Stade III : Le cancer est présent dans les groupes ganglionnaires des deux côtés du diaphragme. Il peut aussi avoir atteint une région ou un organe à proximité des groupes ganglionnaires et/ou la rate.

Stade IV : Le cancer a atteint plusieurs organes à l'extérieur du système lymphatique ou il a atteint un seul organe à l'extérieur du système lymphatique, mais les ganglions lymphatiques situés loin de l'organe sont aussi atteints.

Récurrent : Terme utilisé pour le cancer qui est réapparu après un traitement.

Comme certains ganglions lymphatiques se trouvent profondément à l'intérieur du corps, on doit avoir recours à des explorations diagnostiques, comme la tomodensitométrie, pour examiner l'abdomen et le pelvis. L'examen permet de déterminer à quel point la maladie s'est propagée et combien de cellules cancéreuses se trouvent dans le corps. Pour juger de la gravité du cancer, le nombre de ganglions lymphatiques atteints de cancer représente un facteur moins important que l'existence de métastases (dissémination du cancer à distance).

Traitement et Prévention



Les traitements habituellement utilisés contre le lymphome non hodgkinien sont :

la radiothérapie (utilisation de fortes doses de rayons X pour tuer les cellules cancéreuses)
la chimiothérapie (utilisation de médicaments pour tuer les cellules cancéreuses)
la biothérapie (méthode qui aide le système immunitaire du patient à tuer les cellules cancéreuses)
Le traitement peut faire appel à une seule méthode ou à une combinaison de méthodes. Le traitement dépend en fait du type de lymphome, du stade du cancer et d'autres facteurs personnels.

Il existe deux types de globules blancs dans le corps : les lymphocytes T et les lymphocytes B. Les personnes atteintes d'un cancer des lymphocytes B ont plus de chances d'être guéries que celles qui sont atteintes d'un cancer des lymphocytes T. De plus, les chances de guérison sont beaucoup plus élevées pour tous les lymphomes non hodgkiniens lorsque le cancer est encore à ses débuts, avant sa propagation à d'autres régions du corps.

Pour les premiers stades de la maladie, on utilise la radiothérapie pour détruire la tumeur cancéreuse. La radiothérapie aide généralement à prolonger la vie du patient bien qu'elle ne réussisse pas toujours à le guérir.

Pour traiter le lymphome non hodgkinien parvenu à un stade avancé, on fait appel habituellement à la chimiothérapie, c'est-à-dire l'administration de médicaments anticancéreux. Ces médicaments peuvent être administrés séparément ou en combinaison avec d'autres. Si le traitement est amorcé assez tôt dans le processus du cancer, la radiothérapie associée à la chimiothérapie peuvent guérir plus de la moitié des cas de lymphomes. Si la maladie ne répond pas au traitement ou si elle réapparaît, la chimiothérapie peut être intensifiée.

La combinaison de la chimiothérapie et de la radiothérapie peut être efficace pour traiter les lymphomes volumineux ou maîtriser la douleur ou l'hémorragie causées par les tumeurs.

Dans certains cas, les médecins peuvent effectuer une greffe de la moelle osseuse. Comme la chimiothérapie détruit à la fois les globules blancs cancéreux et les globules blancs et rouges normaux, les personnes atteintes de lymphome souffrent d'une baisse marquée du taux de globules sanguins. Une greffe de moelle osseuse aiderait à remplacer les globules sanguins perdus sans attendre que l'organisme du patient en fabrique d'autres. On prélève ainsi de la moelle osseuse chez un donneur compatible et l'implante chez le patient. Les greffes de moelle osseuse ont les meilleurs taux de réussite chez les personnes de moins de 55 ans. Trente à cinquante pour cent des personnes qui n'étaient pas guéries à l'aide du traitement habituel le sont après une greffe de la moelle osseuse.

Dans le cas des lymphomes non hodgkiniens agressifs, le traitement de choix consiste à administrer plusieurs médicaments chimiothérapeutiques, habituellement en combinaison avec des antibiotiques et des antiviraux.

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