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 Suicide chez les adolescents

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Baxter
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MessageSujet: Suicide chez les adolescents   Ven 21 Avr - 14:46

Suicide chez les adolescents
Suicide chez les jeunes
Description



L'adolescence est une période comportant de grandes inquiétudes et de nombreux changements alors que filles et garçons doivent se redéfinir en tant qu'adultes. Cette transition difficile peut souvent entraîner chez l'adolescent(e) une confusion ayant pour effet de l'isoler de sa famille et de ses pairs.

Malheureusement pour certains adolescents, il leur arrive parfois d'envisager le suicide comme solution permanente à des problèmes qui, plus souvent qu'autrement, ne sont que temporaires. Le manque de confiance en soi, la confusion dans les idées ainsi que les pressions exercées sur eux afin qu'ils se conforment et réussissent peuvent avoir de graves conséquences chez les adolescents perturbés.

Chez les adolescents et jeunes adultes, le suicide vient au second rang causes de décès, immédiatement après les accidents impliquant un véhicule à moteur. Le taux annuel moyen de suicides chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans est de 12 à 13 sur 100 000. Chez les jeunes âgés de 12 à 16 ans, c'est jusqu'à 10 % des garçons et 20 % des filles qui ont déjà songé à se suicider. À l'adolescence, les gais et lesbiennes sont 14 fois plus à risque de tenter de se suicider que ne le sont les adolescents hétérosexuels. Chez les adolescents inuit et membres des Premières Nations, les taux de suicide sont de cinq à huit fois plus élevés.

En général, les filles tentent de se suicider plus souvent que les garçons mais ces derniers meurent en conséquence de leur geste suicidaire quatre fois plus souvent que les filles. Cela s'explique par le fait que les méthodes les plus souvent employées par les garçons, comme les armes à feu ou la pendaison, sont plus efficaces à causer la mort que celles utilisées par les filles, comme la surdose de médicaments et l'automutilation à l'aide d'un objet tranchant.



Causes



Plusieurs situations difficiles et perturbantes peuvent pousser l'adolescent(e) à envisager le suicide. Les émotions pouvant mener à une tentative de suicide sont les mêmes, tant chez les adultes que les adolescents. Ceux qui possèdent des bons réseaux se soutien (c.-à-d. dans la famille et leurs pairs ou par le biais d'associations sportives, sociales ou religieuses ou de groupes d'activités parascolaires) pourront vraisemblablement partager leurs émotions avec une personne qui pourra les aider. Ceux qui ne bénéficient pas de tels réseaux sont plus vulnérables lorsqu'ils vivent des changements émotifs et ils peuvent avoir l'impression d'être seuls au monde dans les moments difficiles.

En plus des pressions normalement exercées sur l'adolescent(e), certaines circonstances particulières peuvent le (la) pousser à songer au suicide. La situation est particulièrement difficile lorsque l'adolescent(e) se trouve confronté(e) à des problèmes sur lesquels il (elle) n'exerce aucun contrôle, comme dans les cas suivants :

un divorce
des abus physiques ou sexuels
un comportement négligent menaçant son développement affectif
être exposé(e) à des scènes de violence conjugale
l'alcoolisme au foyer
la toxicomanie
Près de 80 % des personnes qui se suicident sont déprimées. La dépression est un trouble mental entraînant un déséquilibre chimique dans le cerveau, ce qui peut mener la personne dépressive au désespoir, la rendre léthargique ou provoquer chez elle une apathie générale face à la vie. Près de la moitié des jeunes âgés de 14 et 15 ans rapportent avoir déjà ressenti un ou plusieurs des symptômes de la dépression, compliquant d'autant leur adaptation au stress intense qu'ils vivent à l'adolescence. Chez les jeunes, les symptômes de la dépression sont souvent ignorés ou confondus avec des « crises d'adolescence » normales.

La facilité avec laquelle ils peuvent acquérir une arme à feu, des stupéfiants, de l'alcool ou un véhicule à moteur constitue également, pour plusieurs adolescents, un sérieux problème pouvant les mener au suicide ou les aider dans le projet qu'ils ont de mettre fin à leurs jours. En ce qui concerne les suicides dans l'ensemble de la population, l'on constate l'utilisation d'une arme à feu dans près de 30 % des cas. Plus de la moitié de tous les décès causés par l'utilisation d'une arme à feu sont des cas de suicide.

Signes avant-coureurs et facteurs de risque

Les tendances suicidaires sont généralement explicables et elles suivent plusieurs signes avant-coureurs pouvant être observés chez les personnes qui sont tout simplement désespérées en raison de leur profonde insatisfaction face à la vie. Parce que l'adolescence est une période de grande instabilité, il peut être difficile de distinguer entre les signes avant-coureurs d'un suicide et le comportement parfois erratique et souvent changeant de l'adolescent(e) normal(e).

Il faut porter attention aux changements de comportement suivants :

baisse d'interaction avec la famille et les amis
désintéressement face à des activités jusqu'alors appréciées
difficultés à se concentrer sur les études
négligence de l'apparence personnelle
changements évidents de personnalité
tristesse et désespoir
changements dans les habitudes alimentaires, comme des pertes ou prises de poids soudaines
changements dans les habitudes de sommeil
absence d'énergie ou comportement généralement léthargique
symptômes de la dépression
Bien que plusieurs adolescents suicidaires peuvent paraître déprimés ou abattus, d'autres dissimulent leurs problèmes sous une énergie débordante. L'hyperactivité et l'agitation anormale de l'adolescent(e) peuvent également signaler l'existence d'un problème sous-jacent. Cette agitation peut donner lieu à un comportement agressif ou marqué par la confrontation.

Une faible estime de soi ainsi que des remarques désobligeantes sur sa propre personne constituent des signes encore plus évidents du caractère suicidaire de l'adolescent(e). Certains adolescents parlent ouvertement de leurs idées suicidaires ou les expriment par écrit. Ces gestes doivent être pris au sérieux. On ne doit pas les ignorer dans l'espoir qu'il ne s'agisse que d'une phase passagère. Toutes les tentatives antérieures de suicide constituent manifestement des appels au secours nécessitant une réaction avant qu'il ne soit trop tard.

Comment aider

Il est essentiel que vous preniez au sérieux tout comportement suicidaire ainsi que toute tentative antérieure de suicide et que vous cherchiez sans tarder à obtenir de l'aide. En sus du traitement offert par un professionnel, l'adolescent(e) a besoin de savoir que l'on se préoccupe de son sort et qu'on est disponible pour l'écouter. Pour être en mesure de fournir un soutien adéquat à qui que ce soit, l'on doit être capable de l'écouter sans juger la personne qui nous exprime ainsi ses émotions. Il est essentiel de réconforter la personne en lui rappelant qu'il est possible de résoudre n'importe quel problème, et ce, par divers moyens autres que le suicide. Fournir à l'adolescent(e) l'occasion d'exprimer ses émotions l'aidera à soulager le sentiment détresse pouvant découler de ces émotions intenses, tout en l'aidant à se sentir moins seul(e).

Ne hésitez pas à aborder la question du suicide et à en discuter ouvertement, sans détour. Une personne n'ayant pas songé à mettre fin à ses jours ne se mettra pas à y penser simplement parce que l'on aura soulevé cette possibilité. Par contre, le fait que vous soyez ainsi préoccupé(e) ne pourra avoir qu'un effet réconfortant sur la personne qui pense au suicide tout en lui fournissant l'occasion d'exprimer sa détresse.

Certains parents peuvent constater que leur adolescent(e) résiste à leurs avances et qu'il (elle) refuse de se confier à eux. Lorsque l'adolescent(e) est convaincu(e) que ses parents sont tout simplement « incapables de comprendre », lui suggérer de parler à une personne qui, sur le plan émotif, sera plus neutre ou objective, peut être une bonne idée. Cela peut être un autre membre de la famille, un guide spirituel, un éducateur, un entraîneur ou un médecin.

Réduire l'accès aux armes à feu et munitions constitue également une importante mesure préventive. Parce qu'il donne à l'adolescent(e) suicidaire le moyen de mettre fin à ses jours, l'entreposage d'armes dans la maison accroît le risque de décès par suicide.

Les traitements disponibles

Il est très important que l'adolescent(e) potentiellement suicidaire puisse obtenir une aide qui soit professionnelle. Les orienteurs scolaires ainsi que les conseillers des centres détresse-secours peuvent contribuer à faire en sorte que l'adolescent(e) en détresse reçoive l'aide qui lui est nécessaire.

Vu que la grande majorité des adolescents qui se suicident affichent divers symptômes de la dépression, il est essentiel de pouvoir reconnaître et évaluer cliniquement la dépression car il s'agit d'une maladie pouvant être traitée. Les médecins, y compris les psychiatres offrent à la fois des consultations individuelles et un traitement médical visant les causes biochimiques de la dépression.

L'aide psychologique aidera l'adolescent(e) à développer des outils pour composer efficacement avec ses problèmes. Ces outils lui serviront longtemps après la fin de l'adolescence lorsque, plus tard, il (elle) sera exposé(e) aux nombreuses pressions de l'âge adulte.

Aide en cas d'urgence

Dans la plupart des villes et régions, l'on peut trouver dans le bottin téléphonique l'aide disponible au téléphone ainsi que les services offerts par les centres détresse-secours. Ces derniers offrent de l'aide en situation de crise et ils sont en mesure de fournir, sans délai, le soutien dont l'adolescent(e) peut avoir besoin, pour continuer à vivre malgré une période difficile.

Si l'on est en état de crise ou que l'on songe sérieusement à passer aux actes pour se suicider, on peut également se rendre à la salle des urgences d'un hôpital. Obtenir l'aide de professionnels aidera l'adolescent(e) à composer avec l'instabilité émotive qui peut souvent mener au suicide. Un traitement continu ainsi que des soins de courte durée peuvent aider à diminuer le risque d'un suicide tout en aidant la personne à trouver d'autres moyens pour composer avec le profond sentiment de détresse qu'elle ressent.

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