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 Mère-fille : rivales ou amies ?

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Baxter
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MessageSujet: Mère-fille : rivales ou amies ?   Dim 24 Fév - 14:14

Mère-fille : rivales ou amies ?

De ruptures en retrouvailles, le couple mère-fille est indissociable. Qu'elles en prennent chacune pour leur grade, ou bien qu'elles se prêtent leurs T-shirts, leur relation est complexe. De l'amour à la haine, le point sur ce lien pas toujours facile à vivre.
Le week-end, Caroline et Emma, la mère et la fille, se réjouissent d'aller ensemble faire du shopping. Pour Christine, sa mère est responsable de tous ses malheurs. Complices ou en guerre, mères et filles forment un couple particulier dont les sentiments vont de l'amour à la haine. Mais rarement de l'indifférence. Pour la mère, donner naissance à un bébé de sexe féminin, c'est le sentiment de s'être reproduite intégralement. Cet amour initial porte les germes d'une relation complexe.
Echapper à sa mère
Pour les psys, le chemin pour conquérir son identité féminine, reste plus ardu que celui de l'identité masculine. "La mère est source de vie toute puissante, elle est le premier objet d'amour absolu, fusionnel. Le petit garçon sait qu'il est différent de sa mère et peut lui échapper. La fille en revanche, se perçoit dans une similitude sexuelle et se sent très vite comme une reproduction, une miniature de sa maman. Elle va se débattre avec longtemps," analyse le psychiatre Aldo Naouri dans son livre les filles et leurs mères. Dans ce lien à la mère, encore une fois, une fille n'est pas un garçon. Pour devenir une femme bien dans sa peau, et ne pas rester la fille de sa mère, elle va mettre en place différentes stratégies, dont le fameux complexe d'Oedipe, cette fameuse tentative de séduction du père. Une démarche qui illustre le désir de différenciation d'avec la mère, souvent lourde de conséquences. Cela peut fausser leurs rapports pendant des années.
La complicité à la clé
Evelyne ne tarit pas d'éloges sur sa fille : elle est brillante, drôle et vraiment jolie, c'est un cœur. Dans certains couples mères-filles, le lien est évident et naturel. La fille sait que sa mère sera toujours là. Chacune est consciente de l'amour qu'elles ressentent l'une pour l'autre. Même si les filles n'adoptent pas systématiquement les valeurs de leurs aînées, bien que celles-ci aient à cœur de les transmettre, elles témoignent d'une grande admiration pour leur mère. "Aimante, cultivée, forte" aime à dire Frédérica. Une réelle complicité qui se traduit par des discussions : drogue, sexe, contraception, travail, politique, autant de thèmes autrefois tabous qui sont abordés aujourd'hui ouvertement. En France, le rejet fait partie de l'histoire ancienne. Pour preuve, un sondage BVA (1998) qui révèle que pour 81 % des mères leurs relations avec leurs filles sont meilleures que celles qu'elles entretenaient avec leurs propres mères. Bien sûr la relation n'est pas sans nuage mais les désaccords ne portent pas sur des sujets importants. Certaines d'ailleurs peuvent se chamaillent sans cesse, et passer aussi des heures à se téléphoner.
C'est la guerre !
En particulier à l'adolescence, le conflit est souvent la règle. "Ce moment-clé de l'existence est difficile : pour devenir une femme, il faut s'éloigner de sa mère" explique la psychanalyste Caroline Eliacheff, dans son livre Mères-Filles. Le conflit permet alors à la jeune adolescente de quitter sa position d'enfant et de prendre sa place. Une étape difficile à franchir pour certaine à en croire Catherine, 45 ans, éditrice, "Ma mère évitait toujours la confrontation et c'était difficile de se construire auprès d'elle". Dans d'autres cas, les mamans souffrent du syndrome de la jeunesse éternelle. Laisser leur fille devenir adulte, représente un véritable danger : celui de se voir vieillir. Elles préfèrent évidemment rester des éternelles copines et se comportent comme tel. Devenir soi dans cette relation-là exige à la fois qu'on s'accommode de cette donnée tout en prenant ses distances...
Catherine Maillard
Attention, mère fusionnelle !

Ne pas être comprise par sa mère, c'est difficile ; l'être trop bien, cela ne permet pas toujours de trouver son propre chemin. Car parfois mère et filles ne forment qu'un, dans une relation quasi-exclusive. Quand l'amour entre elles est trop fusionnel, attention, danger !
Il y a les mères qui critiquent et celles qui écoutent... Devenues la meilleure amie de leur fille, certaines vivent par procuration les aventures de l'adolescente et sont, malgré elles, destructrices, parce qu'il est difficile leur échapper.
La mère-confidente
Certaines mères ont tellement peur que leur fille vive en dehors d'elles, qu'elles la "phagocytent" dès la petite enfance. Confidentes de tous ses chagrins et de tous ses bonheurs, elles lui confient aussi leurs insatisfactions et leurs attentes. Par la suite, il est bien difficile, pour la fille, de distinguer sa propre émotion de celle de sa mère, puisque les deux femmes ont toujours eu une relation fusionnelle. Ainsi, la jeune fille amoureuse se confiera sans hésiter à cette mère à laquelle on peut tout dire, et celle-ci “ qui connaît sa fille parce qu'elle l'a faite ” la conseillera ou l'orientera. Amie avec sa mère, la fille en devient aussi la prisonnière, sans le savoir. Car sa structure affective inclut ce lien fusionnel. Pas question d'écarter sa mère, même lorsqu'elle aura une vie de couple : elle connaît de l'intérieur la douleur qu'éprouverait sa mère, si on l'évinçait, et n'envisage pas d'être responsable de cette souffrance. Dans un lien fusionnel mère-fille, faire souffrir sa mère, c'est aussi se faire souffrir soi.
Echapper à la possessivité
Certaines mères et filles se téléphonent tous les jours, voire plusieurs fois par jour. Rien de ce qui est intime pour l'une n'est étranger à l'autre. Inversement, lorsque la fille souffre, la mère est toujours là pour la remettre d'aplomb. Ce lien, qui pourrait paraître idéal, rejette en fait les autres hors d'une sphère d'intimité inégalable. Ainsi le partenaire amoureux et sexuel n'occupe alors qu'une place secondaire auprès de la fille. Il peut même être amené à séduire la mère pour gagner la fille, comme si la mère et la fille ne faisaient qu'une, ou parce que le regard de l'une oriente celui de l'autre. Tant que mère et fille sont en accord, tout va bien pour elles. A partir du moment où la jeune fille prend conscience de ne pas avoir sa vie propre, et veut privilégier un autre amour que celui qu'elle a pour sa mère, les relations se dégradent violemment. Partagée entre la compassion pour sa mère et la haine envers celle qui lui refuse une vie en dehors d'elle, elle risque de passer sa vie à s'arracher de cette mère omnipotente dans une crise d'adolescence sans fin.
De la mère fusionnelle à la mère abusive
Certaines mères ne renoncent jamais à garder une place dominante auprès de leur fille. Elles conseillent, jugent, critiquent, sans comprendre qu'elles doivent lâcher prise. Parfois, elles entretiennent chez leur fille un sentiment de faiblesse, pour que celle-ci continue à s'appuyer sur elles. La fille adulte, se sentant coupable de ne pas être à la hauteur de sa mère, ne se donne le droit, inconsciemment, ni de réussir sa vie amoureuse ni de se réaliser professionnellement. Lorsque les relations mère-fille sont à ce point endommagées, lorsque l'emprise affective de la mère sur la fille est insurmontable, celle-ci ne doit pas hésiter à avoir recours à un psychothérapeute qui l'aidera à se séparer symboliquement de cette mère trop dévorante.
Marianne Chouchan.
Comment renouer le dialogue avec votre mère ?

Votre mère vous interdit de sortir ? Elle vous reproche vos tenues vestimentaires ou vos fréquentations ? Ses paroles malheureuses vous font parfois monter les larmes aux yeux... Vous êtes persuadée qu'elle n'entend rien à la vie ! Il est pourtant possible de construire une véritable relation sereine.
Le sentiment d'être incomprise par sa mère, c'est fréquent pour une jeune fille. Qu'est-ce qui fragilise ainsi les relations entre vous et elle ?
L'âge de la séduction
Pour une jeune fille, la puberté, c'est surtout le moment où elle apprend à valoriser son corps. Sa mère accompagne généralement ses premiers pas dans la féminité et la rassure de son expérience, mais il arrive fréquemment qu'ensuite, les relations se dégradent. La petite fille tendre, qui racontait tout à sa mère, a laissé la place à une jeune fille mutique, maussade ou agressive, qui ne confie plus rien de ses émotions : les sorties avec les garçons, des premières histoires amoureuses... c'est le “temps des secrets”. La complicité passée a disparu. La mère s'inquiète en vain de la métamorphose de sa fille : l'adolescente, qui cherche tellement à plaire et à se faire aimer, sauf à la maison !

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MessageSujet: Re: Mère-fille : rivales ou amies ?   Dim 24 Fév - 14:14

Deux femmes face à face
A partir du moment où la mère se trouve face non plus à une enfant mais à une femme - pas encore adulte, néanmoins – des réflexes séculaires s'éveillent : elle est d'abord la mère protectrice qui veut épargner à sa fille les désenchantements ou les dangers de la vie (chagrins amoureux, risques de grossesse et de contamination par des maladies sexuellement transmissibles...). Elle devient souvent une donneuse de leçons pour une fille qui ne veut plus en recevoir, se sentant infantilisée, et exaspérée de ce que veut lui apprendre sa mère. Et puis, en assistant à l'éclosion d'une autre femme qui reste néanmoins sa fille, la mère prend conscience de son vieillissement. Comme la marâtre de Blanche-neige qui n'admettait pas de ne plus être la plus belle, elle a parfois du mal à supporter cette preuve de son âge : elle peut devenir agressive ou dévalorisante.
Quelques clés pour renouer le dialogue
Voici quelques conseils pour restaurer la communication :


  • Montrer à sa mère que, même si elle n'occupe plus la même place affective, elle n'est pas rejetée pour autant : on ne peut espérer avoir une mère compréhensive, tantôt discrète, tantôt à l'écoute, si l'on dénie en même temps son existence ;
  • Créer un nouveau registre d'échanges avec sa mère (shopping, discussions sur des sujets typiquement féminins ou de société...) ;
  • Faire respecter votre espace et votre rythme, mais ne pas vivre dans le foyer familial comme à l'hôtel. Même si elle est plus indépendante qu'auparavant, la jeune fille doit participer à la vie domestique, et ne pas attendre de sa mère qu'elle soit à son service !
  • Apprenez à faire la part des choses, entre ce dont vous pouvez parler avec votre mère et ce qui est du ressort de votre sphère privée. Si vous avez des soucis difficiles à exprimer ou que vos parents refusent d'entendre, il existe des interlocuteurs professionnels, à commencer par le médecin généraliste ou le gynécologue, pour dialoguer et répondre à vos interrogations légitimes.

Des conflits évitables
Il n'est pas besoin de rompre avec sa mère pour grandir ni d'être en concurrence avec elle ; il faut seulement clarifier au plus vite la place de chacune, dans le but de respecter l'intimité mutuelle. Sauf si elle est confrontée à une mère abusive, une fille obtiendra plus de résultats par le dialogue que par l'agressivité ou le silence.
Marianne Chouchan
Relations mère-fille : elles témoignent

Je l’adore, elle me pourrit la vie, on se déchire… Qui a dit que les relations mères filles étaient simples et épanouissantes ? Marâtre, mère-poule ou copine, comment les filles vivent-elles leurs mères, et inversement ? Témoignages…
Émilie, 37 ans : Ma mère, ma drogue
Nous sommes un vrai couple, et notre relation est passionnelle, fusionnelle. Quand j’ai un amoureux, ma mère pique sa crise. Elle trouve mon mec nul, elle croit qu’il profite de moi… et s’interroge sur les raisons qui me poussent à "toujours choisir des minables" (car seul mon père est un type bien). Quand je me sépare, elle me console comme un bébé en me répétant que je ne réussirai jamais à garder un homme ! Nous nous raccrochons au nez, nous nous tombons dans les bras, nous brouillons… Elle me fatigue, me tue ! Mais je l’adore et je ne sais pas me passer d’elle !
Ce qu’en pense le psy :
Cette mère ultra-possessive a bien réussi avec sa fille, qui est restée sous son emprise, et qu’elle manipule avec perversité (plus ou moins consciente). Restée à l’état de grand enfant affectivement immature, sa fille ne peut construire sa propre vie amoureuse.
Sophie, 27 ans : Ma mère, ma copine
C’est mon modèle. Courageuse, douce, elle est aussi gaie, très moderne et ne se laisse pas abattre. Pendant l’adolescence, nous avons eu quelques conflits minimes : je me souviens plutôt qu’elle arrondissait les angles avec mon père, plus autoritaire ! Nous parlons beaucoup et partons régulièrement ensemble, toutes les deux ou avec ma plus jeune sœur. Son cancer l’a beaucoup fragilisée, et j’ai eu terriblement peur de la perdre. Mais elle reste et restera un exemple de vie réussie, un vrai beau personnage, qui a fait de moi une femme équilibrée.
Ce qu’en dit la psy :
Cette mère qui a su rester femme est un modèle accessible, une image positive et saine. Elle a su traverser les périodes difficiles de l’éducation d’un enfant sans couper la communication, a réussi à transmettre ses valeurs et son amour.
Véronique, 39 ans : Ma mère, mon opposé
Je n’ai jamais supporté son épouvantable caractère. Elle est intraitable ! Elle a toujours voulu tout décider pour moi… et comme je suis de nature plutôt effacée, elle m’a menée à la baguette ! Gamine, je devais lui mentir pour lui échapper parce que je pouvais pas l’attaquer de front. Ensuite j’ai pris la fuite, et rencontré un homme qui ne s’en laisse pas conter. Aujourd’hui, nous vivons à 800 km de chez elle ! Elle ne me manque pas, car pour moi elle n’est qu’une femme comme les autres, casse-pieds et insupportable qui plus est. Mais j’ai l’impression d’être passé à côté de quelque chose d’essentiel…
Ce qu’en dit la psy :
Une mère trop rigide, toute-puissante, développe l’opposition. Si Véronique, a choisi la fuite, son agressivité et sa souffrance, dissimulées, restent présentes. Le dialogue n’a jamais pu s’établir.
Amélie, 36 ans : Ma fille, mon espoir
Elle ne s’intéressait que peu à moi et m’a donné des complexes physiques que je traînerai toute ma vie. J’ai souffert de son regard sur moi, de ses commentaires désobligeants sur mon physique (je ne lui ressemblais vraiment pas, disait-elle en soupirant). Aujourd’hui, ma fille a huit ans, et je ne sais pas toujours comment agir avec elle, si proche mais si différente. J’essaie de lui donner confiance en elle… et je culpabilise quand, sous le coup d’un énervement, je lui lâche "quelle bécasse" ou "quelle sotte" car je sais combien ces mots peuvent être cruels. Une chose est sûre : je l’assure encore et toujours de mon amour éternel. Et j’ai pardonné à ma mère. J’ai pansé mes plaies grâce à ma fille…
Ce qu’en dit la psy :
Cette mère en ne s’intéressant qu’au physique et en dévalorisant sa fille a fait chuter sa confiance en elle et a perturbé la construction de son identité de femme. Amélie en est consciente et saura ne pas répéter les mêmes erreurs. L’essentiel est de parvenir tôt ou tard à pardonner.
Isabelle Delaleu

Source : http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2002/mag1213/ps_6186_mere_fille_rivales.htm

http://www.suicide-quebec.net/maman05.html

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