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 Des grands-parents orphelins de leurs petits-enfants

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Baxter
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MessageSujet: Des grands-parents orphelins de leurs petits-enfants   Mar 16 Oct - 23:05

Des grands-parents orphelins de leurs petits-enfants


Les grands-parents se rebiffent ! Pas question de les empêcher de voir leurs petits-enfants, sous prétexte de conflits avec les parents. En dix ans, leurs recours en justice ont doublé. Comment en sont-ils arrivés là ? Et quelles sont les solutions ?

Des conflits de territoire


Avant, on trouvait naturel que les grands-parents s’occupent de leurs petits-enfants. On considérait qu’ils étaient là pour ça, qu’ils n’avaient rien d’autre à faire. Aujourd’hui, ils sont plus jeunes dans leur corps et dans leur tête. Ils ont parfois encore une vie professionnelle et toutes sortes d’activités. Ils sont moins disponibles qu’avant mais plus sollicités, entre leurs petits-enfants, dont souvent la mère travaille, et leurs parents âgés, qui ont besoin d’eux. S’occuper de leurs petits-enfants représente un investissement en temps et en affection dont ils attendent beaucoup en retour.


"Le principal motif de conflit, c’est le surinvestissement des grands-parents, explique Loli Clerc, auteur du livre On veut voir nos petits-enfants ! (1). Les parents leur demandent leur aide, les grands-parents prennent en charge les petits. Ils en font parfois trop, avec beaucoup de bonne volonté. Et un jour, ça déborde ! Les parents se trouvent envahis, infantilisés. Les grands-parents, taillables et corvéables à merci, se sentent injustement rejetés. C’est la rupture ! Pour éviter d’en arriver là, il faut que chacun reste à sa place. Les grands-parents doivent donner, mais pas trop, et être présents dans le respect et la discrétion. Leur rôle essentiel n’est pas de remplacer les parents, mais de transmettre des valeurs à leurs petits-enfants".

La résurgence de vieilles rancœurs

En dehors de ces abus de pouvoir de part et d’autre, les causes de ruptures sont nombreuses. Certaines trouvent leur origine dans le passé familial. Quand les enfants deviennent à leur tour parents, cela peut les rapprocher de leurs propres parents, mais aussi à l’inverse réanimer de vieux conflits mal résolus. Telle fille qui s’est sentie mal aimée par rapport à un autre enfant se venge en prenant ses distances. Telle autre qui n’a pas accepté le remariage de sa mère la punit en coupant les liens. Tel fils qui a été écrasé par des parents autoritaires décide de faire sa vie sans eux… Les divorces, les remariages, les recompositions familiales sont souvent au centre des conflits.


De leur côté, les parents n’acceptent pas toujours bien le mariage de leur enfant avec quelqu’un d’un autre pays, d’une autre religion, d’un autre milieu social. Et même s’ils jouent le jeu, l’enfant parfois sent leurs réticences et s’éloigne. "Quand notre fille, agrégée de lettres, a épousé sur un coup de tête un maître nageur tunisien rencontré au Club Med, cela ne nous a pas emballés. Mais, nous l’avons accueilli au mieux, puisque c’était le choix de notre fille, raconte Martine. Au fil des rencontres, les relations se sont détériorées. À la suite d’une dispute, nous n’avons plus eu aucun contact avec nos trois petits-enfants depuis quatre ans, malgré toutes nos démarches."

La souffrance de l’éloignement

Même si les grands-pères sont parfois en cause, les conflits sont plus souvent des histoires entre femmes : soit la fille règle ses comptes avec sa mère, soit la belle-fille tient sa belle-mère à distance, privilégiant sa famille à elle.


En cas de divorce, les relations s’enveniment. Une situation douloureuse que vivent Bernard et Nicole : "Nous avons été longtemps très proches de nos deux petites-filles, car notre belle-fille, gravement dépressive, ne pouvait pas toujours s’en occuper. Les petites ont habité chez nous à plusieurs reprises. Au moment du divorce, il y a cinq ans, elle est partie vivre à l’autre bout de la France. Notre fils a obtenu un droit de visite : un samedi sur deux, il prend le train pour aller voir ses enfants. Mais pour nous, c’est le black-out ! Notre belle-fille refuse tout dialogue. Les petites n’ont pas le droit de nous parler au téléphone, ni de nous écrire. Nous avons envoyé quatre-vingt lettres qui sont restées sans réponse, et transmis de nombreux cadeaux par notre fils. Nous voulons à tout prix maintenir le lien, pour qu’elles sachent qu’elles ont des grands-parents qui les aiment, quoiqu’il arrive. Mais c’est le silence. Et la souffrance de penser qu’elles grandissent loin de nous. Elles ont aujourd’hui onze et treize ans. Le temps passe, nous vieillissons et nous nous demandons avec angoisse quand nous les reverrons."

Les recours possibles

Si vous êtes dans ce cas, que pouvez-vous faire ? Tout d’abord mener une démarche personnelle, en essayant de comprendre l’origine du conflit. Cela suppose de se remettre en question et d’analyser l’histoire familiale. Manquant de recul, vous y verrez parfois plus clair en en parlant avec un proche qui aura un regard extérieur, et sera peut-être un bon ambassadeur auprès des parents. Vous pouvez aussi vous faire aider par un psychologue ou par une association spécialisée (2).


Si les tentatives de réconciliation échouent, alors essayez de faire respecter la loi. Le Code civil stipule en effet que les pères et mères ne peuvent, sans motif grave, faire obstacle aux relations personnelles de l’enfant avec ses grands-parents. Y compris en cas de divorce et pour des enfants naturels ou adoptés.

Première solution : demander une médiation qui doit être acceptée par les deux parties (3). Le médiateur est un magistrat formé à la gestion des conflits familiaux. Dans 80 % des cas, il trouve une solution amiable.
Si la médiation n’aboutit pas, il vous reste en dernier recours à saisir le juge aux affaires familiales pour obtenir un droit de visite ou d’hébergement de vos petits-enfants. Mais, il faut savoir que l’action en justice risque d’être longue, coûteuse et pénible. En famille encore plus qu’ailleurs, un arrangement vaut mieux qu’un procès. Les petits-enfants d’abord !

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