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 Cancer du poumon

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Baxter
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MessageSujet: Cancer du poumon   Ven 17 Aoû - 23:58


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MessageSujet: Re: Cancer du poumon   Sam 18 Aoû - 0:02

Description médicale
haut Le cancer du poumon détient la plus forte incidence parmi les cancers au Canada, hommes et femmes confondus. Il apparaît généralement vers 55 ans à 65 ans.

Ce cancer demeure le plus mortel parmi tous les types de cancers. Le risque d’en mourir est particulièrement élevé, car le diagnostic est souvent posé lorsque la maladie est à un stade avancé (en moyenne, à l’âge de 70 ans). De plus, ce type de cancer peut se propager aisément dans le reste du corps étant donné le contact étroit des poumons avec plusieurs vaisseaux sanguins et lymphatiques.

Causes
Le tabagisme est la principale cause de cancer du poumon et de décès par le cancer en général. Être fréquemment exposé à la fumée secondaire ou à des particules cancérogènes présentes dans l’air, comme celles provenant de l’amiante, du radon ou de la gazoline, peut aussi causer le cancer du poumon. À lui seul, le tabagisme est responsable de 90 % des cas de cancer du poumon chez les hommes, et 78 % chez les femmes. Les produits toxiques contenus dans la fumée du tabac expliquent ses effets délétères sur la santé. Le mucus qui s’accumule dans les poumons finit aussi par emprisonner ces produits.

Le cancer du poumon se prévient de façon très efficace. Les méfaits du tabagisme peuvent être réduits en cessant de fumer ou en diminuant sa consommation.

Quelques faits sur le tabagisme et la fumée secondaire

C’est au milieu des années 1960 que le lien de causalité entre le tabagisme et le cancer du poumon a été établi avec certitude.
Au Canada, les efforts pour la lutte antitabac ont porté fruit : en 1965, la moitié des Canadiens âgés de 15 ans et plus fumaient, comparativement à 21 % en 20021. Néanmoins, chez les femmes, l’incidence du cancer du poumon augmente encore.
Le tabagisme demeure un problème important parmi la population autochtone, au sein de laquelle le tabagisme est deux fois plus répandu que dans l’ensemble de la population canadienne.
Les Canadiens sont moins exposés à la fumée secondaire dans leur milieu de travail qu’il y a dix ans. De plus en plus de provinces et de municipalités interdisent l’usage du tabac dans les lieux publics.
Formes
On distingue deux formes de cancer du poumon, qui croissent et se propagent différemment dans le corps. Elles ne se traitent pas de la même manière.

Cancer du poumon à petites cellules. Il s'agit de la forme la plus dangereuse de cancer du poumon. Au moment du diagnostic, le risque que le cancer se soit déjà dispersé ailleurs dans le corps est élevé. Il est presque impossible de le traiter au moyen d’une chirurgie. On emploie plutôt la chimiothérapie et la radiothérapie. Environ 20 % des cas de cancers du poumon se présentent sous cette forme.
Cancer du poumon non à petites cellules. Cette forme de cancer du poumon, qui représente environ 80 % de cas, se détecte et se traite plus facilement que le cancer à petites cellules. Cette catégorie comprend trois sous-groupes : l’adénocarcinome, le carcinome épidermoïde et le carcinome à grandes cellules indifférenciées. Il en existe d’autres formes, beaucoup plus rares.
Pronostic
Le cancer du poumon est parmi les plus meurtriers, avec le cancer du pancréas. Seulement 14 % des personnes sont encore en vie plus de cinq ans après le diagnostic. Même si la personne répond bien au traitement dans un premier temps, les rechutes sont courantes dans les années ou les mois qui suivent.

Plusieurs tests médicaux permettent de diagnostiquer et d’évaluer la gravité du cancer : l’analyse d’expectorations, les images des poumons obtenues par différentes techniques (radiographie, tomodensitométrie, imagerie par résonance magnétique, tomographie par émission de positrons et scintigraphie osseuse), les échantillons de sang et de biopsie.

Complications
Le cancer du poumon obstrue souvent les bronches, ce qui crée un terrain propice aux infections respiratoires, comme la bronchite ou la pneumonie.

Le cancer peut se propager à d’autres parties du corps. C’est ce qu’on appelle, en langage médical, la formation de métastases. Généralement, les métastases vont se loger dans d’autres parties des poumons, et dans les os, le cerveau ou le foie.

Les métastases se forment plus fréquemment dans les cas de cancer du poumon – surtout sous la forme de cancer à petites cellules -, car tout le sang passe par les poumons pour être oxygéné. Les poumons possèdent des milliers de connexions avec de petits vaisseaux sanguins et lymphatiques : un environnement parfait pour la dissémination d’une tumeur.

Symptômes
haut Parfois, aucun symptôme n’est détectable. Les symptômes les plus courants sont :

une toux inhabituelle (être attentif à une toux du fumeur qui s’aggrave);
des crachats de sang;
une respiration sifflante;
un souffle court;
une respiration difficile ou douloureuse;
une douleur au thorax;
une voix enrouée ou rauque durant plus de trois à quatre semaines;
des bronchites ou des pneumonies à répétition;
d’autres symptômes, selon le stade et l’étendue du cancer : perte de poids et d’appétit, fatigue chronique, maux de tête, mal aux os, etc.
Personnes à risque
haut Les fumeuses. À consommation égale, les fumeuses seraient plus à risque que les fumeurs. On croit qu’elles seraient davantage portées à inhaler plus profondément que les hommes la fumée de la cigarette, et qu’elles seraient moins enclines à cesser de fumer.
Les fumeurs ayant une prédisposition génétique. Les experts avancent que des facteurs génétiques pourraient expliquer, par exemple, le fait que certaines personnes fument peu et développent le cancer, tandis que d’autres fument beaucoup, mais ne le développent pas.
Les personnes atteintes d’une maladie pulmonaire chronique, comme la sclérodermie, ou qui ont de la fibrose (tissu cicatriciel) dans les poumons. La fibrose peut faire suite à une pneumonie ou à la tuberculose.
Facteurs de risque
haut Éviter ces facteurs permet de réduire le risque de cancer du poumon. Néanmoins, la plupart des personnes qui possèdent un facteur de risque ne seront pas atteintes de ce cancer. En outre, il arrive que la maladie se déclare même en l’absence de tous ces facteurs de risque.


Principal facteur de risque
Fumer la cigarette. De loin, il s’agit du plus important facteur de risque. Les fumeurs sont de 10 à 25 fois plus à risque d’avoir un cancer du poumon que les non-fumeurs2. Le risque dépend de l’âge auquel on a commencé à fumer, du nombre d’années et de la quantité de cigarettes consommées par jour. Bien que le cancer du poumon prenne plusieurs années avant de se manifester, des changements physiologiques dans les tissus pulmonaires sont visibles bien avant.

À propos des autres types de cigarettes. Les cigarettes « exotiques » (kreteks, bidis, etc.), souvent aromatisées, ne sont pas plus sécuritaires que la cigarette, d’après l’American Cancer Society3. Certaines n’ont pas de filtre, d’autres contiennent moins de tabac, mais plus de nicotine que les cigarettes ordinaires. Mentionnons que le tabac à mâcher serait l’une des principales causes du cancer de la bouche et de la gorge2.

Les cigarettes légères : plus sécuritaires? D’après les experts de la clinique Mayo aux États-Unis, croire que l’on réduit son risque de cancer en choisissant des cigarettes faibles en goudron ou en nicotine est souvent une erreur4. Ce léger effet protecteur serait annulé par le fait que la majorité des personnes qui fument ces cigarettes inhalent la fumée plus profondément, sans s’en rendre compte, afin d’obtenir la même quantité de nicotine.

Autres facteurs de risque
Fumer la pipe ou le cigare. Leur fumée serait aussi nocive pour les poumons que celle de la cigarette. Cependant, les fumeurs de pipe et de cigare fument généralement moins fréquemment que les fumeurs de cigarettes, ce qui les rend moins à risque.
Être fréquemment exposé à la fumée secondaire. Chez les non-fumeurs, il s’agit du principal facteur de risque de cancer du poumon2. La preuve a été établie en étudiant les conjoints de personnes fumeuses. Les études démontrent que leur risque augmente de 20 % à 30 %, comparativement aux conjoints de non-fumeurs5.
Être exposé à des produits cancérogènes dans le cadre d’un travail. Les substances cancérogènes pourraient provoquer des mutations génétiques causant le cancer. C’est le cas des travailleurs exposés à l’amiante (mineurs dans une mine d’amiante, travailleurs de la construction), au radon (dans les mines d’uranium), au chrome (soudeurs) ou à des vapeurs de fours à gaz. Chez ces travailleurs, le risque de cancer du poumon est encore plus élevé s’ils fument la cigarette. Les personnes en contact fréquent avec des produits chimiques ou des minéraux risquant d’être inhalés (arsenic, béryllium, chlorure de vinyle, chromate de nickel, produits du charbon, gaz moutarde, gazoline, échappements de diesel, poussière de talc, etc.) et qui ne respectent pas les mesures de sécurité ont également un risque accru.
Être exposé à des produits cancérogènes chez soi. L’exposition à de grandes concentrations de radon dans la maison accentue le risque de cancer du poumon, surtout chez les fumeurs. Le radon est un gaz radioactif naturellement présent dans le sol et les roches, issu de la dégradation de l’uranium. Il est incolore, inodore et invisible. Le risque survient dans les habitations construites sur des sols contenant de grandes concentrations d’uranium. Le radon s’infiltrerait par les sous-sols à travers les planchers en terre battue, les murs de béton (et encore plus s’ils sont fissurés), les drains et les pompes de puisard.
Certaines zones géographiques contiennent plus de radon. On trouve aussi du radon en grande concentration dans les sols contaminés par certains déchets industriels (sous-produits de l’uranium, mines de phosphates). L’Environmental Protection Agency estime qu’aux États-Unis, une maison sur 15 expose ses habitants à des taux non sécuritaires de radon6. Aux États-Unis, 12 % des cas de cancer du poumon seraient attribuables au radon. Santé Canada estime que la pollution par le radon n’est pas un problème répandu au pays. Il est possible de mesurer la teneur en radon de l’air de sa maison. Les Canadiens peuvent consulter un guide rédigé à cet effet (voir Sites d’intérêt dans Documents associés).
L’exposition à l’amiante, un minéral fibreux utilisé comme isolant dans les maisons et les édifices, augmente aussi le risque de cancer du poumon. Dans les maisons, ces isolants ne sont pas dangereux tant qu’ils ne sont pas brisés ou manipulés à l’air libre, ce qui peut être le cas durant des rénovations.
Les poêles à bois, s'ils ne sont pas étanches, sont des sources de particules fines dans l’air des maisons, particulièrement de poussières et de cendres. La fumée de bois contiendrait plus de 7 000 substances toxiques.
N.B. Dans sa forme naturelle, le talc peut contenir de l’amiante. Cependant, une loi canadienne exige, depuis 1973, que les produits de consommation contenant du talc (poudres pour le corps, le visage et pour bébé) soient exempts d’amiante.
Être fréquemment exposé à la pollution atmosphérique. La pollution de l’air serait responsable de 5 % de la mortalité liée au cancer de la trachée, des bronches et des poumons7. Les particules issues de la combustion du charbon, du pétrole, du gaz naturel et de l’incinération des ordures en sont responsables8,9. Ce problème est surtout préoccupant dans les pays plus pauvres et densément peuplés, notamment en Asie, mais concerne, à certains degrés, toutes les grandes villes.
Avoir une alimentation pauvre en fruits et légumes. Vingt études (de cohorte ou de cas-témoins) sur les habitudes alimentaires font état d’un risque légèrement plus faible chez les consommateurs de fruits et de légumes riches en bêta-carotène (patates douces, citrouilles, carottes, épinards et autres légumes vert foncé, courges d’hiver, etc.)10. De manière générale, la consommation de fruits et de légumes exercerait un effet protecteur chez les personnes exposées à la fumée de tabac11.

Des études épidémiologiques indiquent que, consommé sous forme de suppléments (à une dose de 20 mg ou plus par jour), le bêta-carotène augmente légèrement le risque de cancer du poumon et de mortalité chez les fumeurs12-15. On ne sait pas si cet effet néfaste persiste lorsque le bêta-carotène est consommé en association avec d’autres caroténoïdes en suppléments.

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MessageSujet: Re: Cancer du poumon   Sam 18 Aoû - 0:02

Facteurs de risque potentiels
Fumer la marijuana. Pour l’instant, les données tendent à démontrer que la marijuana n’augmente pas le risque de cancer du poumon16,17. La fumée de marijuana, ou cannabis, bien qu’exempte de nicotine, contient plusieurs des substances cancérogènes retrouvées dans la fumée du tabac. Des chercheurs croient que le tétrahydrocannabinol (THC) présent dans la fumée de cannabis exercerait un effet protecteur18. La fumée de marijuana est souvent inhalée profondément et conservée longtemps dans les poumons. Certaines données laissent croire que la marijuana pourrait causer le cancer de la bouche ou de la gorge41.
Fumer le narguilé (pipe orientale, pipe à eau, houka). Les données sont pour l’instant insuffisantes pour connaître l’impact de cette pratique sur le risque de cancer du poumon19. La quantité de tabac fumée au narguilé est beaucoup plus faible que celle retrouvée dans la cigarette. À ce propos, la position de la Société canadienne du cancer et de l’American Cancer Society est la suivante : « Aucune quantité de tabac n’est sans danger »20. Fumer le narguilé fait partie des traditions en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Le fumeur aspire, par une longue pipe, la fumée de tabac aromatisé. Bien que filtrée par l’eau, la fumée contiendrait certaines quantités de nicotine, de monoxyde de carbone et d’autres substances nocives.
Prévention
haut Mesures préventives de base

Le cancer du poumon est un type de cancer pour lequel les chances de guérison sont faibles. Il existe par contre plusieurs moyens de le prévenir.
Peu importe l’âge et les habitudes de tabagisme, cesser de fumer réduit le risque d’être atteint de cancer du poumon et d’une foule d’autres maladies2.
Cinq ans après avoir cessé de fumer, le risque de cancer du poumon diminue de moitié. Dix à quinze ans après la cessation, le risque rejoint presque celui des personnes qui n’ont jamais fumé2.
Principale mesure préventive
Le moyen préventif le plus efficace est sans aucun doute de ne pas commencer à fumer ou d’arrêter de fumer. Réduire sa consommation permet aussi de réduire le risque de cancer du poumon.

Autres mesures
Éviter la fumée secondaire.

Éviter de s’exposer à des substances cancérogènes en milieu de travail. Si vous devez manipuler de tels produits, respectez les mesures de précaution propres à chaque produit. Attention de ne pas ramener vos vêtements de travail à la maison.

Avoir une saine alimentation, qui inclut de cinq à dix portions de fruits et de légumes par jour. Une diète riche en fruits et en légumes réduit le risque de cancer du poumon de 20 % à 30 %, même chez les fumeurs, d’après un rapport de l’American Institute for Cancer Research26. Il semble que les personnes à risque doivent porter une attention particulière aux fruits et aux légumes riches en bêta-carotène. En consommer en moyenne sept portions par semaine réduirait le risque de cancer du poumon de moitié21. Cependant, les fumeurs devraient éviter de consommer des suppléments de bêta-carotène12-15. Voir la section Approches non recommandées.
Par ailleurs, des études épidémiologiques indiquent que les crucifères (les choux de toutes sortes, le cresson, les navets, les radis, etc.) exercent un effet préventif contre le cancer du poumon, en raison des isothiocyanates qu’ils contiennent13. Lors des études, la réduction du risque variait de 35 % à 70 %, selon le métabolisme des sujets (ceux qui, de par leur génétique, éliminent lentement les isothiocyanates en tiraient plus de bénéfices)13,27-29.

Éviter l’exposition à l’amiante. Vérifiez si les isolants sont à l’amiante avant d’amorcer des rénovations. Si c’est le cas et que vous souhaitez les enlever, il vaut mieux demander à un professionnel de le faire. On risque sinon de s’y exposer inutilement.

Mesurer la teneur en radon de l’air dans sa maison. Cette mesure peut être indiquée si votre localité se trouve dans l’une des zones où les concentrations de radon sont élevées. On peut tester le taux de radon à l’intérieur de la maison à l’aide d’un appareil conçu à cet effet, ou encore en faisant appel à un service privé. La concentration de radon dans l’air extérieur varie de 5 à 15 Bq/m3. La concentration moyenne en radon dans l’air intérieur varie beaucoup d’un pays à l’autre. Au Canada, elle fluctue de 30 à 100 Bq/m3. Les autorités recommandent aux particuliers de prendre les mesures pour corriger la concentration de radon lorsque celle-ci dépasse 800 Bq/m3.36,37 Voir Sites d’intérêt (dans Documents associés) pour connaître les concentrations de radon selon les différentes zones géographiques d’Amérique du Nord.

Voici quelques mesures qui permettent de réduire l’exposition au radon dans les maisons à risque30 :
- améliorer l’aération;
- ne pas laisser de planchers en terre battue dans les sous-sols;
- rénover les vieux planchers du sous-sol;
- sceller les fissures et les ouvertures dans les murs et les planchers.


Mesures de dépistage

Le dépistage précoce du cancer du poumon chez les personnes qui n’ont pas de symptômes, mais qui sont à risque, n’est pas recommandé. À l’heure actuelle, les experts estiment que la médecine ne dispose d’aucune méthode de dépistage sécuritaire et fiable chez ces personnes21,22. En effet, les études démontrent que le dépistage annuel par des radiographies thoraciques aux rayons X ou par la recherche de cellules cancéreuses dans les crachats des fumeurs ne permet pas de prolonger la vie ou d’augmenter les possibilités de guérison. Des recherches portent actuellement sur des méthodes d’imagerie plus sensibles, qui permettraient de détecter les tumeurs à un stade encore plus précoce.

Une recherche préliminaire, menée en 2006 par des chercheurs californiens, concluait que des chiens entraînés parviennent à détecter un cancer du poumon avec un taux de réussite de 99 %, simplement en reniflant l’haleine39. Les auteurs de l’étude tentent maintenant d’identifier les substances chimiques dans l’haleine qui révèlent la présence d’un cancer.

Mesures pour prévenir l’aggravation et les complications

En cas de doute face à des symptômes de cancer du poumon (une toux de fumeur qui persiste, par exemple), vous devriez consulter un médecin sans attendre. Un diagnostic posé tôt augmente l’efficacité des traitements.
Cesser de fumer une fois que l’on se sait atteint de cancer du poumon permet d’améliorer sa capacité à tolérer le traitement et réduit le risque d’infection pulmonaire.
Certains traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie ont pour but de prévenir la formation de métastases. Ils sont surtout utilisés en cas de cancer à petites cellules.

Traitements médicaux
haut Le traitement dépend de plusieurs facteurs : la forme de cancer (à petites cellules ou non), le degré d’avancement ou le « stade » du cancer, l’état de santé de la personne, et évidemment, ce que souhaite la personne atteinte.

Le médecin et le patient peuvent considérer que les effets secondaires des traitements dépassent les bénéfices. Il est alors possible d’opter pour des soins palliatifs, qui vont soulager sans pour autant traiter la maladie.

Les résultats d’une étude préliminaire32 laissent croire que le taux de survie après une chirurgie est plus élevé l’été, en raison de l’ensoleillement. Le soleil fait en sorte que le corps produit plus de vitamine D. Voir notre nouvelle sur le sujet.

Cancer à petites cellules
On propose habituellement une combinaison de chimiothérapie et de radiothérapie. Ce type de cancer répond très bien à la chimiothérapie, mais les rechutes sont malheureusement fréquentes. Les traitements permettent de réduire la taille du cancer, de ralentir sa croissance tout en prévenant les métastases. Ils durent en général quelques semaines ou quelques mois, avec des arrêts pour permettre au corps de récupérer.

En cas de métastases, la radiothérapie sera administrée à l’endroit où elles sont logées.

La chirurgie est rarement utilisée pour traiter le cancer du poumon à petites cellules.

Cancer non à petites cellules
On a recours à la chirurgie lorsque la tumeur est localisée et peut être retirée de façon sécuritaire. Le chirurgien fera l’ablation d’une petite partie du poumon (résection cunéiforme périphérique), soit un lobe entier (lobectomie), soit un poumon en entier. Cela ne nécessite que quelques jours d’hospitalisation, mais la récupération peut prendre plusieurs mois. Au besoin, un programme de réadaptation peut aider à ce que le patient retrouve l’amplitude de mouvement dans le thorax et le bras et sa pleine capacité respiratoire. Avec le temps et grâce aux exercices de respiration, le tissu pulmonaire en place prend de l’expansion et le souffle s’améliore.

Parfois, on combine la radiothérapie ou la chimiothérapie à la chirurgie afin de prévenir une rechute.

Chez les personnes qui reçoivent le diagnostic de cancer à un stade avancé, il est souvent trop tard pour que la tumeur soit retirée par chirurgie. Le médecin propose alors la chimiothérapie ou la radiothérapie afin de ralentir la croissance du cancer. Ces traitements peuvent prolonger la vie. Ils provoquent cependant des effets indésirables. Pour plus de détails, consultez la fiche Cancer - vue d’ensemble.

Des médicaments expérimentaux peuvent aussi être utilisés pour ralentir la progression de la tumeur.

Des conseils pour mieux gérer les effets indésirables des traitements

Tenter de conserver une bonne alimentation malgré la perte d’appétit et les effets indésirables des traitements. Les conseils d’un nutritionniste peuvent être fort utiles.
Se maintenir actif le plus possible.
Veiller à dormir suffisamment.
Pour plus de détails, lire la fiche Cancer - vue d’ensemble pour connaître les traitements non conventionnels qui peuvent être utiles à cet effet.

Soutien psychologique et social
Demander le soutien de ses proches, se joindre à un groupe d’entraide, assister à des conférences apportent une multitude de bénéfices. Cela permet de mieux vivre avec les émotions qui suivent un diagnostic, de composer avec les effets indésirables des traitements et d’affronter la maladie. Plusieurs programmes et services sont offerts dans les hôpitaux et par les associations vouées au cancer. Il est possible de s’informer auprès de son médecin.

L’opinion de notre médecin
haut Le meilleur moyen de prévenir le cancer du poumon est d’arrêter de fumer. C’est un conseil difficile à suivre, mais incontournable. Dix ans après avoir cessé de fumer, un ex-fumeur se retrouve à peu près avec le même taux de mortalité attribuable au cancer du poumon qu'un non-fumeur. Le conseil est aussi valable une fois que le cancer s’est déclaré : fumer nuit aux chances de survie.

Quand on leur propose de cesser de fumer, bien des gens se sentent irrités ou coupables. En effet, la cigarette a souvent une valeur émotionnelle. Si vous cherchez à vous débarrasser de la cigarette, vous devez d’abord essayer de comprendre ce qu’elle signifie pour vous. Fumer peut représenter vos besoins de liberté, d’amitié ou de plaisir. Trouvez alors les moyens de combler ces besoins autrement.

Bon courage!
Dre Luce Pélissier-Simard, M.D.

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MessageSujet: Re: Cancer du poumon   Sam 18 Aoû - 0:56

cancer du poumon est une maladie qui se caractérise par la multiplication incontrôlée de cellules anormales à l'intérieur du tissu pulmonaire.
La plupart des cancers du poumon se situent dans l’alignement des bronches, cependant, certains peuvent se développer dans d’autres zones.


Il existe deux types de cancer du poumon : « le cancer à petites cellules » et « le cancer non à petites cellules ».


  • Le cancer à petites cellules commence souvent dans les bronches et peut avoir un développement rapide. Environ 13% de tous les cancers du poumon sont de type « petites cellules ».
  • Le cancer non à petites cellules se développe davantage dans le tissu pulmonaire. Il représente approximativement 87% des cancers du poumon.

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