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 Maltraiter un enfant, ce n'est pas que le frapper

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Baxter
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MessageSujet: Maltraiter un enfant, ce n'est pas que le frapper   Lun 26 Mar - 9:35

Maltraiter un enfant, ce n'est pas que le frapper


Au Canada, près de 70 000 cas de violence et de négligence ont été corroborés par les travailleurs sociaux. Ces chiffres ne tiennent pas compte des cas signalés uniquement à la police, ni de ceux portés à l'attention de professionnels de la santé sans avoir été signalés à des services sociaux, ni des cas de mauvais traitements connus de l'entourage mais non signalés, ni de ceux que l'on ne connaît pas. Ce sont les cas les plus lourds de violence physique ou d'abus sexuels, largement médiatisés, qui attirent le plus souvent notre attention, mais la violence envers les enfants revêt parfois une forme plus subtile dont les conséquences ne sont pas moins importantes. Dans les faits, toute forme de comportement qui met la sécurité ou le développement d'un enfant en danger est considérée comme de la maltraitance.

La violence physique
La violence physique peut se manifester de différentes façons. Elle implique l'utilisation délibérée de la force contre n'importe quelle partie du corps de l'enfant qui pourrait entraîner ou entraîne des blessures non accidentelles. Battre l'enfant, le secouer, le faire suffoquer, le mordre, le maintenir sous l'eau, lui donner des coups de pied ou des coups de poing, le brûler ou utiliser la force ou la contrainte au point de lui causer du tort ou de le mettre en danger relèvent de la violence physique. Dans la majorité des cas, l'acte de violence est commis dans un cadre de discipline que l'on impose à l'enfant. On estime que la violence associée aux punitions excessives représente 69 % des cas, alors que les autres types de violences graves représentent 31 % des cas. Le syndrome du bébé secoué ne représente, pour sa part, que 1% des cas corroborés de violence physique. La violence physique peut se manifester une seule fois ou se produire de manière répétée.

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MessageSujet: Re: Maltraiter un enfant, ce n'est pas que le frapper   Lun 26 Mar - 9:36




L'abus sexuel
Tous les comportements à caractère sexuel impliquant un enfant sont considérés comme un abus sexuel. La plupart du temps, l'abus sexuel consiste en attouchements ou en caresses des organes génitaux, mais peut revêtir plusieurs formes : tentatives d'avoir une relation sexuelle, relations sexuelles complètes, sodomie, viol, exhibitionnisme, voyeurisme, exploitation sexuelle à des fins de prostitution ou de pornographie et harcèlement sexuel. Dans certains cas, l'enfant est exposé à plusieurs formes d'abus sexuel.

La négligence
La négligence est la catégorie de maltraitance la plus fréquemment enquêtée par les services sociaux. On constate qu'il y a négligence lorsqu'un enfant n'obtient pas des personnes qui s'en occupent les soins nécessaires à son développement physique, psychologique et affectif. Ce type de violence envers les enfants se manifeste de différentes façons et elle est souvent chronique.


- L'enfant est exposé à des sévices physiques par manque de supervision ou de protection de la part des parents, par exemple si le parent conduit avec les facultés affaiblies ou se livre à des activités criminelles en présence d'un enfant.

- Il est exposé à des abus sexuels sans être protégé de façon adéquate par la personne qui s'en occupe, même si elle est au courant de la situation.

- Il vit dans des conditions insalubres ou dangereuses et le manque de nourriture ou de vêtements l'expose à un risque élevé de sévices physiques par négligence volontaire de la personne qui en prend soin.

- Il n'obtient pas les soins médicaux dont il a besoin parce que ses parents refusent de les lui procurer.

- Il manque de soins sur le plan mental et affectif et n'obtient pas les services nécessaires en cas de problèmes d'apprentissage ou de comportement. Ce manque de soins peut entraîner un état dépressif, de l'anxiété, de l'agressivité, un risque élevé de troubles mentaux ainsi qu'un retard de croissance chez les bébés et les enfants en bas âge qu'on n'explique pas autrement par des causes organiques.

- Il commet des infractions par manque de supervision adéquate causée par une attitude permissive du parent ou de la personne qui en prend soin.

- L'enfant est abandonné soit parce que ses parents ne vivent plus, ne s'en occupent plus ou refusent d'en assurer la garde.

- Il n'est pas inscrit à l'école ou s'absente régulièrement avec l'accord de ses parents.

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MessageSujet: Re: Maltraiter un enfant, ce n'est pas que le frapper   Lun 26 Mar - 9:36




La violence psychologique
La violence psychologique est sans doute la catégorie de mauvais traitements la plus difficile à détecter : elle n'entraîne pas de marques physiques et ses effets se manifestent souvent tard dans le développement de l'enfant. La violence psychologique peut causer des problèmes importants de comportement. Dans ce type de violence, l'enfant est l'objet de menaces verbales, d'intimidation et de propos dévalorisants. Il fait face à des exigences déraisonnables de la part de ses parents. Il est maintenu dans l'isolement ou souffre d'un rejet affectif systématique. Le manque de soins ou d'affection l'expose à souffrir de différents troubles mentaux, cognitifs ou affectifs.

L'exposition à la violence
Dans plus de la moitié des cas, la violence psychologique se manifeste par l'exposition de l'enfant à des scènes de violence dans son milieu familial. Il arrive que l'enfant soit présent pendant une scène de violence, qu'il entende les échanges à partir d'une autre pièce de la maison ou qu'il constate les conséquences de scènes de violence comme des marques de coups ou des meubles brisés. Le plus souvent, la violence est dirigée vers la mère, mais elle peut aussi se manifester contre un frère, une sœur ou un autre membre de la famille.

Les facteurs de risque de la maltraitance
Même si les enfants maltraités ou négligés se retrouvent dans toutes les couches de la société, certains facteurs augmentent les risques de violence. Par exemple:

- la pauvreté, le chômage, la monoparentalité, l'isolement et le manque de soutien communautaire;

- les parents qui ont des antécédents de violence familiale pendant l'enfance, souffrent de maladie mentale, ont un faible niveau de scolarité, manquent de compétences parentales, ne comprennent pas les besoins de l'enfant au fur et à mesure de son développement ou abusent de drogues ou d'alcool;

- les enfants qui souffrent d'un handicap, qui sont mentalement retardés ou qui ont des problèmes graves de comportement.

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MessageSujet: Re: Maltraiter un enfant, ce n'est pas que le frapper   Lun 26 Mar - 9:38

Les conséquences
La violence et la négligence ont des répercussions dans tous les aspects de la vie de l'enfant, que ce soit au niveau psychologique, physique ou comportemental. Elles peuvent affecter les relations interpersonnelles et sexuelles, l'estime de soi, les résultats scolaires et la vie spirituelle. Elles peuvent engendrer des comportements agressifs, des comportements sexuels inadéquats, des problèmes de dissociation mentale ou d'autres troubles anxieux. Dans certains cas, les conséquences sont mortelles. On pense généralement que plus l'enfant est jeune, plus les conséquences de la violence et de la négligence sont importantes. Les filles ont plus tendance à intérioriser leurs réactions, à souffrir de troubles de l'alimentation ou d'autres troubles psychologiques, à développer une mauvaise perception d'elles-mêmes et à avoir des idées suicidaires. Les garçons ont plus tendance à extérioriser leurs réactions, à développer des comportements agressifs ou délinquants et à reproduire la violence au sein de leur propre famille.

Reconnaître la maltraitance
Tous les enfants peuvent avoir des ecchymoses ou des éraflures en pratiquant des sports ou en jouant. Cependant, certains signes pourraient indiquer la présence de mauvais traitements ou de négligence.



Les signes de sévices physiques
- Marques de coups ou de morsures, ecchymoses, cicatrices, brûlures inexpliquées.

- Fractures ou traumatisme crânien.

- Fugue de la part de l'enfant et refus de retourner chez lui.

- Blessures répétées et non soignées.

Les signes d'abus sexuels
- Intérêt anormal pour les questions sexuelles.

- Connaissance inhabituelle des comportements sexuels.

- Difficulté à marcher ou à s'asseoir.

- Douleurs lorsque l'enfant va aux toilettes.

- Changement subit de comportement : agressivité excessive ou tendance à l'isolement.

- Dessins représentant des comportements sexuels explicites.

- Prostitution juvénile.

- Grossesse.

- Maladie transmise sexuellement.

Les signes de négligence
- Tenue débraillée et malpropre ou qui ne convient pas à la température extérieure.

- Absences fréquentes de l'école.

- Maladies chroniques non traitées.

- Enfant laissé dehors pour de longues périodes sans surveillance.

- Enfant affamé à son arrivée à l'école ou à la garderie.

Les signes de violence psychologique et d'exposition à la violence
- Comportement agressif, isolement ou passivité.

- Piètre perception de l'enfant de lui-même.

- Symptômes de dépression.

- Évocation du suicide.

Le signalement
Au Québec, la Loi sur la protection de la jeunesse oblige tout professionnel de la santé à signaler les cas de mauvais traitements ou de négligence dont il pourrait avoir connaissance. Pour le simple citoyen, cette obligation se résume aux violences physiques ou sexuelles, mais les autres types de maltraitance peuvent aussi être signalées. Ce signalement est confidentiel et peut être fait à toute heure du jour ou de la nuit à la Direction de la protection de la jeunesse de votre région.

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MessageSujet: Re: Maltraiter un enfant, ce n'est pas que le frapper   Aujourd'hui à 1:56

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