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 Les différents types de handicap

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Baxter
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MessageSujet: Les différents types de handicap   Mer 12 Avr - 21:35

Les différents types de handicap

Quels sont les différents handicaps ? Au-delà de la trop simple distinction "handicap mental-handicap physique", les médecins, les juristes et les responsables d’établissement peuvent avoir leur propre classification. Nous avons choisi de vous présenter la typologie proposée par le secrétariat aux personnes handicapées.

En fonction du type de déficience, il est possible de sortir de la catégorisation trop simpliste "moteur-mental" et de proposer une distinction plus fine.

Panorama des handicaps "mentaux"

Parce qu’il est à l’origine de nombreuses confusions entre les différents types de déficiences des fonctions supérieures, le terme "handicap mental" est souvent dénoncé par certaines associations. On préfèrera ainsi distinguer :

Les déficiences intellectuelles : Autrefois appelées "arriération mentale" ou "débilité mentale", ces déficiences peuvent être appréciées par différents tests de Quotient Intellectuel (QI). Ainsi, les déficiences intellectuelles se définissent par un QI inférieur à 69. Elles toucheraient selon cette définition 1 à 3 % de la population avec une plus forte proportion d’hommes. Mais cet outil ne permet pas de distinguer des déficiences plus spécifiques de certaines fonctions cognitives : langage ou autres troubles spécifiques d'apprentissage (dyscalculie, dyspraxies...).
La déficience mentale peut s’installer d’emblée lors du développement psychique de l’enfant ou apparaître suite à une détérioration secondaire (épilepsie sévère, maladie mentale…). Les causes les plus fréquentes sont la trisomie 21 et le syndrome de l’X fragile.

La trisomie 21 est une maladie génétique qui touche une naissance sur 800. Grâce des actions rééducatives spécialisées, l’insertion de ces personnes handicapées dans notre société est aujourd’hui possible, malgré la déficience intellectuelle.
Le syndrome de l’X fragile est une maladie génétique qui atteint le chromosome X. Bien que pouvant concerner les deux sexes, ce sont les garçons qui sont les plus touchés tant par le nombre (1 garçon sur 4 000 contre 1 fille sur 8 000) que par l’expression du handicap. Seuls 10 % sont atteints de déficiences intellectuelles sévères (QI<40). Les troubles du langage, l’hyperactivité, l’anxiété sociale et des conduites d’automutilation peuvent apparaître.

Les déficiences psychiques : Ces troubles concernent principalement la vie relationnelle, la communication et le comportement. Autisme, schizophrénie, troubles obsessionnels compulsifs… sont autant de troubles à distinguer des déficiences intellectuelles, tant pour rendre compte spécifiquement du vécu des personnes que pour définir les soins et l’accompagnement spécifique dont elles doivent bénéficier. Mais les structures d’accueil restent insuffisamment nombreuses.
Aperçu des handicaps physiques

En fonction des capacités atteintes, on a l’habitude de distinguer trois grands types de handicap physiques :

Les déficiences motrices (ou handicap moteur) : Selon les chiffres du ministère de la santé, 1,5 % de la population adulte est atteinte de troubles moteurs isolés. Si l’on considère le trouble moteur associé à d’autres déficiences, cette estimation atteint 4 %. Mais ce handicap moteur qui représente l’image collective même du handicap recouvre différentes réalités.
Les lésions de la moelle épinière provoquent en fonction de leur localisation une paralysie des membres inférieurs (paraplégie) ou des quatre membres (tétraplégie). Principalement dus à des accidents de la route, du sport ou du travail, ces handicaps touchent près de 30 000 personnes en France.
L’infirmité motrice cérébrale résulte de lésions cérébrales intervenant avant ou autour de la naissance (le plus souvent un accident vasculaire cérébral). Ces handicaps touchent 3 enfants sur 5 000 naissances. L’atteinte motrice peut revêtir différents degrés de sévérité : de la tétraplégie à une marche difficile. Enfin, ce handicap moteur est rarement isolé et les troubles associés peuvent gêner les acquisitions scolaires.
Les myopathies recouvrent différentes maladies neuromusculaires d’origine génétique : la myopathie de Duchenne, qui touche essentiellement les garçons (1 sur 3 500), la dystrophie myotonique de Steinert (5 personnes sur 100 000 autour de 25 ans) et de très nombreuses pathologies rares. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l’Association française contre les myopathies.
Les handicaps sensoriels : Ces handicaps sont également très fréquents. Près d’un million et demi de personnes sont malvoyantes (dont 77 000 sont aveugles). Par ailleurs, les déficiences auditives moins visibles sont néanmoins très handicapantes. Trois millions et demi de personnes seraient ainsi malentendantes.
Les déficiences viscérales et générales : Longtemps méconnu en tant que handicap, les conséquences d’un cancer ou d’une insuffisance cardiaque ou respiratoire (mucoviscidose) représentent également de graves déficiences. Notons également le cas des épilepsies sévères (syndrome de West, de Lennox-Gastaut, de Landau-Kleffner…) qui peuvent induire des retards mentaux ou une perte du langage.
Plus rarement qualifié comme tel, certains retiendront un handicap esthétique. En effet, les séquelles esthétiques d’un accident ou d’une affection délabrante ne sont pas sans conséquences dramatiques pour la vie sociale et l’insertion professionnelle.

Quand les handicaps se conjuguent au pluriel
La distinction bien schématique entre handicap physique et mental ne permet pas de recouvrir tous les cas. Les handicaps ne sont pas toujours aussi bien différencié, ainsi plusieurs combinaisons de déficiences permettent une nouvelle classification :

Le polyhandicap correspond à l’association de déficiences motrice et intellectuelle sévères associées éventuellement à d'autres déficiences, et entraînant une restriction extrême de l'autonomie. La plupart de ces situations sont liés à des malformations et des maladies affectant le foetus et l’embryon, ainsi qu’une grande prématurité.
Le plurihandicap ou multihandicap est défini par l'association de plusieurs déficiences ayant approximativement le même degré de gravité. Ces situations posent des problèmes de prise en charge, car les capacités intactes ne permettent pas toujours d'utiliser les moyens de compensations habituels. On pense ainsi à des sourds-aveugles ou des infirmes moteurs cérébraux sourds.
Le surhandicap correspond à l'aggravation d'un handicap existant du fait des problèmes relationnels qu'il provoque. Ainsi, lorsqu’ils surviennent chez l’enfant, des handicaps sensoriels ou intellectuels peuvent altérer le développement psychique de l’enfant.
En avril 2005, la Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude alarmante sur la prise en charge des personnes polyhandicapées. En 2001, près de 7 300 enfants et adolescents et environ 6 500 adultes polyhandicapés étaient accueillis dans une structure médico-sociale mais seuls 43 % des enfants fréquentaient un établissement spécialisé dans le polyhandicap. Les autres sont accueillis dans des établissements pour déficients mentaux ou moteurs. Pour les adultes, près des deux tiers ont été orientés vers des Maisons d'accueil spécialisées (Mas) et des Foyers d'accueil médicalisés (Fam), mais tous n'ont pu trouver de place dans ces structures
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