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 Infirmité motrice cérébrale I.M.C

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Baxter
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MessageSujet: Infirmité motrice cérébrale I.M.C   Mer 5 Avr - 13:52

Infirmité motrice cérébrale :

Merci à Wendy pour le sujet

L'infirmité motrice cérébrale est un déficit cérébral permanent et non évolutif, à l'origine d'un trouble de la fonction motrice. Cette pathologie se caractérise par un manque de contrôle musculaire et une paralysie partielle dus à un déficit cérébral présent à la naissance ou juste après


[?] Qu'est-ce que c'est ?

Les infirmités motrices cérébrales (IMC) représentent des états pathologiques, non évolutifs, caractérisés par des paralysies, une incoordination des mouvements et d'autres troubles moteurs. Il n'y a pas de trouble de la personnalité.

L'infirmité motrice d'origine cérébrale (IMOC) comporte des troubles sensoriels (visuels, auditif) et l'atteinte des fonctions supérieures (langage, spatialisation, gnosies).

La fréquence moyenne est de 2 à 4 I.M.C. pour 1000 naissances vivantes. La prématurité et la souffrance cérébrale néonatale sont les principales causes d'IMC.

On désigne sous le terme de souffrance cérébrale néonatale, les lésions neurologiques de la période néonatale, sous tendues par un mécanisme de souffrance foetale aiguë. Les malformations, les atteintes neurologiques de causes infectieuses ou métaboliques sont exclues de ce cadre. La souffrance cérébrale néonatale est observée chez le nouveau-né chaque fois que les cellules cérébrales sont privées d'oxygène : c'est l'anoxie néonatale.

[?] Causes et facteurs de risque
Les accouchements difficiles sont aujourd'hui rarement responsables de cette pathologie grâce au recours codifié à la césarienne.

Le rôle du traumatisme obstétrical a été mis en évidence en 1828 par Little .Ce médecin a donné son nom au "syndrome de Little" qui est caractérisé par une paraplégie spasmodique apparaissant dès les premiers mois de la vie chez des enfants venus au monde après un accouchement difficile en état d'asphyxie. Ce syndrome entre dans le cadre général des encéphalopathies infantiles.

La souffrance foetale aiguë peut également résulter d'une anoxie intra-utérine provoquée par une anomalie du placenta ou du cordon, une grossesse prolongée, une hypotension artérielle, une insuffisance respiratoire chronique, un diabète etc.

La prématurité, la dysmaturité, les grossesses gémellaires etc... sont des facteurs favorisants.

L'anoxie cérébrale peut également se constituer après la naissance lors d'une hémorragie cérébro-méningée, d'un collapsus cardiovasculaire, d'une malformation cardiaque ou pulmonaire, mort subite inexpliquée du nourrisson récupérée, état de mal convulsif, arrêt cardiaque, encéphalite etc., toutes circonstances qui entraînent la baisse ou l'arrêt prolongé de la vascularisation du cerveau.

[?] Les signes de la maladie
Les troubles moteurs élémentaires sont liés aux lésions cérébrales qui perturbent les ajustements précis entre muscles agonistes, antagonistes et synergiques. Chez l'enfant normal, ces ajustements inconscients règlent la posture et le mouvement volontaire.

Les symptômes sont nombreux chez le nouveau-né.

Les troubles de la conscience sont constants depuis la somnolence jusqu'au coma profond. Les réflexes archaïques sont abolis ou incomplets. Les troubles du tonus comportent une hypotonie globale avec aréactivité entrecoupée d'accès d'hypertonie trémulante.

Une hyperexcitabilité neuromusculaire, un cri aigu "neurologique", des convulsions, des paralysies, des troubles de la succion et de la déglutition, des mouvements anormaux des globes oculaires et de mâchonnement automatique complètent le tableau neurologique. Une instabilité thermique, des troubles du rythme cardiaque, des apnées avec cyanose, des crises vasomotrices achèvent de caractériser l'état de souffrance cérébrale néonatale.

Parmi les examens complémentaires utiles, l'électroencéphalogramme a surtout un intérêt pronostique. La tomodensitométrie cérébrale (scanner) permet d'apprécier les dégâts anatomiques lorsqu'ils sont visibles.

saint-Anne Dargassies distingue 3 périodes où le diagnostic d'abord soupçonné, se confirme puis devient évident.

- A la période d'alarme (0 à 3 mois), les signes de suspicion sont l'irritabilité avec trémulations spontanées ou provoquées, l'excitabilité avec sursauts et secousses, un tonus actif intense, un défaut de la statique de la tête, une mauvaise synergie tête-yeux avec l'absence de poursuite oculaire, un retard d'apparition des jeux de mains, un strabisme persistant, des troubles du sommeil, une hypo-acousie.

- La période d'orientation (4 à 8 mois) se caractérise par la raideur des membres inférieurs, une hypotonie axiale, le rejet de la tête en arrière, des anomalies de la préhension absente ou lente, des mains souvent fermées, une lenteur psychique.

- La période de certitude débute à 8 mois ; les signes cités sont évidents. L'absence de pince digitale est frappante le nourrisson est incapable de prendre un objet entre pouce et index. La recherche du signe du "parachute" se solde par un échec : normalement, à cet âge, lorsqu'on plie vers l'avant le tronc du nourrisson, celui-ci écarte les bras devant lui comme pour se protéger. L'absence de ce réflexe, l'apparition des mouvements anormaux confirment le diagnostic.

[?] Evolution de la maladie

L'anoxie cérébrale néonatale est grave. La mortalité précoce est élevée et les séquelles neuro-psychiques sont à craindre surtout lorsque l'anoxie a été précoce et durable.

Le pronostic est néanmoins difficile à porter en période néonatale.

Les enfants ayant présenté une souffrance cérébrale néonatale constituent incontestablement un groupe à risque neurologique élevé. Ils justifient donc une surveillance médicale attentive et régulière dans le but de dépister précocement les handicaps intellectuels, moteurs, sensoriels etc. afin de débuter le plus tôt possible la rééducation appropriée.

Quelques critères de pronostic sont à connaître. On estime que lorsqu'un enfant ayant présenté une souffrance foetale aiguë est capable de boire seul au biberon la moitié de sa ration au 8° jour, la probabilité de séquelles ultérieures est très faible sinon nulle. La constatation des séquelles neurologiques se fait en règle avant le 9° mois de l'enfant (âge corrigé). Après cet âge, leur apparition chez un nourrisson normal jusque là, est exceptionnelle.

Ces séquelles sont variables :

La spasticité se caractérise par des contractures musculaires puis des rétractions musculo-tendineuses responsables d'attitude en flexion.

L'athétose se traduit par des mouvements lents involontaires qui témoignent de brusques décharges motrices incoordonnées.

L'ataxie est un trouble de l'équilibre qui s'accompagne de tremblements exagérés par le moindre mouvement.

Les troubles du tonus sont variables : hypo ou hypertonie.

La topographie des paralysies permet de définir la monoplégie, la paraplégie, l'hémiplégie, la triplégie, la tétraplégie.

A ces troubles moteurs, sont associés différents troubles.

Le niveau mental est variable. La moitié des enfants I.M.C. semblent avoir une intelligence normale. La débilité, lorsqu'elle existe (IMOC) complique encore plus la rééducation.

Le retard scolaire aggrave souvent le déficit intellectuel qui est parfois difficile à apprécier.

Les troubles caractériels sont inévitables.

Une épilepsie est retrouvée dans 1/4 des cas.

Les déficits auditifs, visuels (strabisme etc) et les troubles du langage sont fréquents.

Les troubles sensori-moteurs doivent être recherchés : anomalies du schéma corporel, troubles de l'orientation temporo-spatiale.

Les troubles de la sphère bucco-linguo-faciale sont à l'origine des difficultés alimentaires, des dyspraxies limitant la parole : mobilité réduite de la langue, faciès figé, bouche trop ouverte, impossibilité de souffler, incontinence salivaire (l'enfant bave en permanence),

Les troubles neurovégétatifs sont fréquents de même que les troubles trophiques au niveau des membres paralysés.

[?] Traitement
Le meilleur traitement de l'anoxie néonatale est préventif : il vise à réduire au maximum le traumatisme obstétrical, l'infection néonatale et l'anoxie.

La surveillance de la grossesse et de l'accouchement sont les meilleures garanties.

Devant un enfant I.M.O.C., un bilan complet doit être établi afin de préciser :

- Le degré de dépendance motrice ;
- Le niveau mental ;
- Les troubles associés ;
- La valeur éducative et socioculturelle du milieu familial ;
- Les possibilités de scolarisation.

Ce bilan peut être réalisé au mieux dans un Centre d'action médico-sociale précoce (CAMSP)

La physiothérapie (kinésithérapie, ergothérapie, hydrothérapie, balnéothérapie, électrothérapie) est fondamentale. Les appareillages, les interventions orthopédiques (énotomies, transplantations, allongements, neurotomies, ostéotomies, greffes, etc.) ont une grande importance afin d'obtenir rapidement la verticalisation.

La rééducation orthophonique, les traitements anti-épileptiques sont également indispensables.

Des bilans radiologiques annuels (hanches, rachis) sont indispensables jusqu'à l'adolescence.

Les problèmes digestifs et nutritionnels doivent être dépistés. Les enfants sont souvent hypotrophiques du fait de leurs difficultés d'alimentation. Les déshydratations sont fréquentes. Les fausses routes sont souvent silencieuses mais répétées. Le reflux gastro-oesophagien est pratiquement constant et doit être surveillé et traité médicalement. La chirurgie du RGO se discute en cas de grande dénutrition liée au reflux, d'incidents respiratoires répétés, d'anémie, de risque de rétrécissement ou d'oesophagite et avant intervention d'ostéosynthèse rachidienne.

La ration alimentaire doit être hypercalorique, enrichie en vitamine D, en fer et en acide folique. Les boissons doivent être abondantes.

La constipation doit être dépistée et traitée : position, massages, diététique, hydratation, laxatifs et parfois évacuation d'un fécalome.

Les troubles respiratoires sont liés à la faiblesse des muscles respiratoires et aux fausses routes. Le traitement fait appel à la kinésithérapie respiratoire, les aérosols et les antibiotiques en cas de surinfection.

Toutes les vaccinations usuelles doivent être pratiquées. Les soins dentaires ne doivent pas être oubliés.

Peu de médicaments agissent sur la spasticité.

En cas d'I.M.O.C chez un enfant d'intelligence normale avec des parents ouverts et responsables, l'idéal est de scolariser l'enfant dans un milieu scolaire normal avec quelques adaptations nécessaires du fait de sa maladresse gestuelle, de sa lenteur et de sa fatigabilité.

Le plus souvent, la demi-pension ou le placement dans des centres spécialisés s'avèrent nécessaires. Ces centres spécialisés comprennent les maisons d'enfants à caractère sanitaire spécialisées et les centres de réadaptation pour handicapés physiques et sensoriels. Ces centres accueillent en internat ou en demi-pension, pour des séjours de longue durée, les enfants trop gravement handicapés pour pouvoir rester dans le milieu familial et fréquenter l'école municipale.

Les instituts médico-pédagogiques (I.M.P) reçoivent des enfants d'âges préscolaire et scolaire et leur donnent un enseignement général et pratique adapté à leurs facultés mentales ainsi qu'une formation gestuelle développant leur habileté manuelle.

Le comportement en famille est parfois difficile. L'aide d'un médecin ou d'un psychologue est souvent nécessaire.

L'enfant handicapé doit être traité par les autres membres de sa famille avec le plus de naturel possible. Le moral de l'enfant dépend en effet beaucoup plus de l'attitude de ses parents que de la nature de son handicap.

Les études psychologiques ont démontré que l'enfant infirme de naissance n'est pas honteux de son état. C'est le comportement de ses parents, de ses frères et soeurs qui risque de le rendre mal à l'aise.

L'enfant handicapé n'a pas besoin de pitié. Il doit être considéré comme l'égal de ses frères et soeurs, en tenant compte bien entendu de son handicap.

Merci à Wendy pour le sujet


Dernière édition par le Ven 4 Aoû - 1:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Infirmité motrice cérébrale I.M.C   Mer 2 Aoû - 5:37

je me souviens te l'avoir deja demandé, merci baxter Smile
c'est ce qu'a exactement mon petit ami silent
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MessageSujet: Re: Infirmité motrice cérébrale I.M.C   Ven 4 Aoû - 1:13

J'aurais du mentionner que ça vennais de toi.

Merci encore à toi pour l'idée

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MessageSujet: Re: Infirmité motrice cérébrale I.M.C   Ven 4 Aoû - 1:15

Voila j'ai rectifér mon oublie.

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MessageSujet: Re: Infirmité motrice cérébrale I.M.C   Jeu 10 Aoû - 0:31

l'infirmité motrice cerebrale ( IMC)

definition

L'infirmité motrice cérébrale est la conséquence d'une lésion cérébrale, définitive, non évolutive, survenue dans la période péri-natale (in-utéro jusqu'à la première année de vie).
Elle constitue un trouble moteur non progressif secondaire à un défaut ou une lésion sur un cerveau en maturation. Le handicap moteur séquellaire associe, à des degrés variables, des troubles de la posture et du mouvement.
L'atteinte cérébrale a cependant suffisamment préservé les facultés intellectuelles pour permettre une scolarisation.
Cette définition exclut donc les enfants ayant un retard mental associé au trouble moteur d'origine cérébrale, que l'on regroupe sous le terme d'IMOC (infirmité motrice d'origine cérébrale) et les enfants polyhandicapés.

troubles associés


*** Le problème moteur est caractérisé par un trouble de régulation du tonus musculaire, qui permet normalement l'ajustement, la posture et le mouvement volontaire.
Dans l'infirmité motrice cérébrale, ce tonus anormal entraîne à la longue, le développement de mouvements, de coordinations, et de postures anormaux, empêchant alors l'enfant de se développer harmonieusement. La sensation normale du mouvement normal est perturbée et donc l'activité motrice également.

*** A ces troubles moteurs peuvent venir se rajouter des troubles sensoriels d'importance variable, venant aggraver la pathologie :
- troubles visuels : troubles de la vue et/ou du regard
- troubles auditifs : surdité plus ou moins profonde, uni ou bilatérale
- troubles de l'alimentation : liés à des troubles de la déglutition
- troubles intellectuels


L'infirmité motrice cérébrale est donc bien un désordre sensori-moteur, du fait des interactions motrices et sensorielles permanentes qui permettent le développement harmonieux de l'enfant.

Le tableau clinique

Il existe donc une grande variété de cas pathologiques, et chaque enfant cérébro-lésé est un cas particulier. De son observation globale, attentive et répétée, dépendra un traitement personnalisé et adapté à l'ensemble de ses troubles moteurs et sensoriels et sans cesse ajusté à l'évolution du tableau clinique.

L'impact du retard de développement perceptuel et visuo-moteur de l'enfant sur son développement social et psychique peut être très important; d'où la nécessité d'une prise en charge la plus précoce possible afin de l'aider à développer au mieux toutes ses capacités. L'atteinte motrice peut toucher un membre isolé, ou prédominer sur les membres supérieurs ou inférieurs, avec une atteinte plus ou moins importante du tronc.

- Paraplégie (rare chez l'IMC): l'atteinte touche exclusivement les deux membres inférieurs.

- Triplégie: touche tout le corps, prédominant aux 2 membres inférieurs et à 1 membre supérieur.

- Tétraplégie (ou quadriplégie): l'atteinte touche tout le corps. Le trouble est donc massif et associe une insuffisance posturale de tronc, un contrôle de la tête souvent faible, une raideur des membres. Les signes associés peuvent être des convulsions, des anomalies de langage ou de parole, de la coordination oculaire. Du fait de l'importance de l'atteinte, le déficit est évident dès 3 mois.

- Hémiplégie cérébrale infantile: un seul côté du corps (hémicorps) est atteint. Cette atteinte peut aussi toucher la face. La marche est acquise vers 2 ans et permet à l'enfant une autonomie motrice. L'atteinte prédomine souvent au membre supérieur (attitude en flexion du coude et du poignet, pro nation de la main, difficultés à prendre les objets par la pince pouce-doigt); cclui-ci peut prendre une attitude dystonique (extension des doigts lente et non dissociée lors de la prise d'objets). Parfois, une atteinte controlatérale minime existe car le mécanisme responsable de l'atteinte a provoqué une lésion qui n'est pas strictement limitée à un hémisphère cérébral. Des signes peuvent être associés: hémianopsie (perte de la vision d'une moitié du champ visuel des deux yeux), strabisme, astéréognosie (non reconnaissance par le toucher des formes, volumes, consistances...), troubles spécifiques du langage ou troubles visuo-spatiaux, épilepsie (partielle motrice, spasme en flexion). Le handicap est repérable vers 5-6 mois par une asymétrie dans les attitudes et les mouvements de l'enfant (préhension unilatérale, attitude en flexion-pronation du membre supérieur). Cette forme représente 10% des IMC.

- Monoplégie : atteint un seul membre, le bras plus fréquemment que la jambe.

L'athétose (du grec a-tithenai, "sans poser ") est un trouble du contrôle postural avec mouvements involontaires lors de la posture et du mouvement, de faible amplitude et prédominant aux extrémités des membres. Des troubles de la parole par contraction des muscles phonatoires y sont associés. Les mouvements anormaux apparaissent vers un an succédant à une période où l'enfant reste trop mou (hypotonie).

causes

les causes anténatales
•un accident vasculaire cérébral.
Les données actuelles tendent à montrer qu'il s'agit plus souvent d'une série de conditions anténatales sous-optimales que d'un seul accident; les difficultés à l'accouchement ne sont d'ailleurs pas forcément la cause des lésions mais peuvent être une conséquence de l'hypotonie secondaire à la souffrance d'origine anténatale;

- une malformation cérébrale.

les causes néonatales,

- une prématurité: naissance avant 37 semaines d'aménorrhée (SA: après les dernières règles), soit en principe 8 mois de grossesse. Le risque de lésion cérébrale par ischémie (réduction ou arrêt de l'apport sanguin artériel, et donc d'oxygène) est plus important dans les cas de prématurité avant 32 SA avec petit poids de naissance (PN) car la régulation de la circulation cérébrale se fait moins bien. Parmi les enfants nés entre 27 et 30 SA, ayant un PN entre 500 et 1280 grammes, 13 % ont un handicap sévère, 25 % un handicap moyen et 70 % présenteront des troubles scolaires malgré un QI normal;
- un ictère nucléaire: la lésion cérébrale est provoquée par un ictère (ou Erreur! Source du renvoi introuvable.: augmentation du taux de bilirubine dans le sang, substance toxique pour les noyaux (" nucléaire "Erreur! Source du renvoi introuvable.) gris centraux. La surveillance rapprochée du nouveau-né a permis de diminuer de façon significative de tels accidents qui entraînaient en particulier des tableaux d'athétose;
- une souffrance néonatale: la lésion cérébrale peut être provoquée par un traumatisme obstétrical (accouchement difficile), par une hypoxie (diminution de l'apport d'oxygène). Cette cause représente 35 % des IMC.

les causes postnatales.

- une infection: séquelles de méningite, encéphalopathie liée au virus du SIDA;
- un traumatisme: accident de la voie publique, syndrome de Silverrnan (enfants victimes de sévices provoquant, entre autres, des lésions cérébrales);
- un traitement de tumeur: lésion secondaire à l'intervention chirurgicale ou à la chimiothérapie;
- une maladie métabolique (acidurie glutarique par exemple).

evolution

Le terme d'IMC s'applique à une lésion cérébrale qui n'évolue pas. Cependant, elle est survenue sur un cerveau en pleine maturation et va entraver le développement de l'enfant, entraînant des conséquences sur les possibilités de contrôle moteur, l'appareil orthopédique, les capacités d'apprentissages scolaires, l'équilibre psychoaffectif. Une évaluation régulière des capacités de l'enfant dans tous ces domaines est donc indispensable.


traitement

Il n'existe pas UN traitement de l'infirmité motrice cérébrale mais une somme de traitements rééducatifs, définis avec précision et le plus précocément possible en fonction de l'ensemble des troubles moteurs et sensoriels de l'enfant. Chaque enfant IMC est un cas particulier et il existe autant de traitements qu'il y a d'enfants IMC, traitement déterminé en fonction de ses déficits et de ses besoins et réajusté tout au long de son développement.

Il pourra être :
- kinésithérapique : troubles du tonus et troubles moteurs
- ergothérapique : troubles de l'organisation gestuelle et troubles cognitifs
- orthophonique : troubles du langage et de la communication
- orthoptique : troubles du regard et de la motricité occulaire, troubles de la vision
- psychomotricien : troubles de l'harmonie du développement
corporel et repérage dans le temps et l'espace
- psychologique : troubles divers de la personnalité et accompagnement dans le vécu du handicap

Ces différentes prises en charge ne peuvent être individuelles mais doivent être considérées dans une prise en charge globale de l'enfant, afin de tenir compte de la permanence des interactions tout au long de son développement sensori-moteur.

Quelques vérités bonnes à dire et à redire

L'infirmité motrice cérébrale n'est pas contagieuse, ni héréditaire.

L'infirmité motrice cérébrale ne peut pas être guérie.

Les tissus endommagés ne peuvent pas être régénérés, dans l'état actuel de nos connaissances, mais sles conséquences peuvent être fortement atténuées par une rééducation (hélas longue et intensive). Celle-ci doit être commencée le plus tôt possible et menée de préférence par une équipe associant, autour du médecin coordinateur, kinésithérapeute, orthophoniste, psychomotricien(ne), ergothérapeute et psychologue, comme le font les SESSAD ou SSESD (voir plus loin).

L'infirmité motrice cérébrale ne s'aggrave pas et ne menace pas la vie de l'enfant.

La lésion est "éteinte" et ne s'étend (heureusement) pas. On dit aussi qu'elle est "stable" ou "fixée". Ceci distingue l'IMC d'autres troubles neurologiques, dûs par exemple à une tumeur cérébrale ou une maladie génétique comme l'ataxie de Friedreich.

L'infirmité motrice cérébrale n'est pas rare

On estime qu'une infirmité motrice cérébrale affecte 1 à 3 enfants de plus de trois ans sur 1000, ce n'est donc pas rare. Il doit y avoir près de 100000 personnes en France, enfants et adultes, qui en sont atteints. Il est difficile d'en connaître le nombre exact parce que les IMC sont souvent mêlés dans les statistiques avec d'autres formes de handicap moteurs, que les données sont souvent fragmentaires, et qu'inversement certaines personnes sont comptées plusieurs fois (cas des poly-handicaps). Les CDES indiquent qu'il y a 3,24 enfants sur 1000 atteints de handicaps moteurs, dont 1,12 IMC.

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